Un pouvoir de fascination intact. En soit le travail d'Azoora génère l'étonnement, tant la capacité à se renouveler, partant d'une base qui a tout du procédé, semble illimitée. On reconnait instantanément le chant, la méthode de composition, et on est simultanément surpris de la subtile variété des climats générés, de la plénitude harmonique apaisante de 'Life is Fantastic' a la douceur interrogative de 'Second Coming' en passant par l'errance méditative de 'On my terms'. Les remixes sont eux, passionnément inventifs et régénérateurs, toujours loin d'une redite répétitive. 'Fantastic 64' ne se perd pas en conjectures et entre tout de suite dans le vif du sujet avec un à-propos indiscutable, ce titre et de loin le plus exceptionnel et tient l'auditeur en haleine sans lui laisser un seul temps mort. 'On my terms again' transfigure l'errance primitive en une inexorable plongée dans l'inconnu au fil d'une progression presque expérimentale. Quand à 'Second Sight', Il troque sa douceur initiale contre une mélancolie sombre et accaparante.