Du néo classique, contemporain, B.O.F., accessible mais sans concession, au top de ce que la MAO peut faire (les sons synthétiques sont propres et typés à la fois). L'orchestration est superbe; quelques fois, au début, les nappes sonores nivèlent et allongent encore un peu trop une musique qui mérite d'être parfois un peu brusquée, comme vers la fin.
Je Recommande car l'intention et la démarche est très intéressante, et je ne parle pas de l'ambition, énorme, cela peut en bouleverser plus d'un. Pour ceux-là, je note comme Bon album, 8/10 en fait, mais les rétifs peuvent dire qu'il y a des longueurs, par exemple (je leur dirais d'écouter la grande majorité des titres courts, ou d'après ce que j'ai critiqué). Je place l'album dans mes Favoris pour les mêmes raisons, donc plus pour l'artiste que pour moi, qui suis un peu dépassé par l'amplitude de ces compositions.
Départ dans la Nuit : Du gros, du lourd, du costaud, c'est un peu démonstratif, satisfait, à en oublier un peu de variété dans les sons.
Ocean : Un peu d'audace dans les mariages, du son de guitare-basse, c'est plus cinématographique. Cela demande plus d'attention car il y a une beauté certaine qui vient vous habiter.
Passage : Plus qu'un gros interlude, ha oui ! Largement.
L'Instant d'Après : Au bout d'un peu de patiente nécessaire, c'est superbe.
Requiem pour un Frère : Des images manquent, mais bien des images manquent de cette musique là.
Résurrection : Ho que c'est risqué ! Mais c'est réussi; ça tient en haleine malgré une composition aérée. Superbe.
Rencontre de deux Coeurs tristes : Belle couleur.
Il était une fois sur la terre : Le propos de ce titre invitait à tout y mettre, de tout faire, parfois ça marche, parfois non, en tous cas il y a tout le talent et le professionnalisme de Richard Z.
L'Homme Spiral : C'est magique et assez brûlant.
Prière d'avant le Crépuscule : Non mais, franchement, on se croirait à Notre-Dame, non ? Plus que bluffant.
Evangile Apocryphe : C'est très «cathos» mais si les «cathos» écoutaient ça... Surprenant.
Petits jeux de l'Ame : Superbe.
Danse de lutins et de farfadets : Déroutant mais pas brouillon, tout l'inverse. (A écouter jusqu'au bout).
Intermezzo : Et cette façon de prendre en biais, avec le talent et les moyens dont dispose Richard Z. Bravo.