Cela doit venir de moi, mais c'est le 2e album que j'écoute en 2 jours qui me fait furieusement penser à Bright Eyes un morceau sur deux !
Sans doute une histoire de voix, avec ce tremblement un peu rocailleux propre à Conor Oberst qu'on retrouve également ici… Mais si cette voix est souvent très bien utilisée, il manque parfois un peu d'émotion et d'intensité (sur "Cynical sensé" notamment), voire de profondeur et d'assurance ("Yellow Gold"). Et la spatialisation de cette voix, systématiquement placée à gauche, a fini par me perturber un peu aussi…
C'est très certainement aussi une histoire d'arrangements, qui m'ont fait tout de suite penser à l'album "I'm wide awake it's morning"… Mais là ce serait plutôt un compliment, car la production de cet album de Bright Eyes est selon moi est une belle réussite ! Ici, les guitares et le piano sonnent divinement bien et donnent envie de rester bien chaud à écouter ces morceaux toute la journée, bercé par ces mélodies très inspirées ("Black & White Bird" où j'ai aussi entendu du Elliott Smith par moments, le refrain de "Dying Moon")… Seule petite ombre au tableau, le saxophone midi de "Dirty Tracks" qui jura un peu au milieu de tant d'élégance sonore.
Une remarque en passant : le son m'a paru un peu tremblant souvent (celle s'entend bien sur "The unstoppable pace of being"), cela vient de l'enregistrement ou du fichier qui déconne ? Il m'arrive la même chose sur l'EP que je viens de publier d'ailleurs…
Bref, au final comme bien souvent, malgré les références qui sautent au oreilles (référence de l'auditeur bien sûr, tu ne connaissais peut-être même pas Bright Eyes avant, tout comme Elliott Smith n'avait jamais écouté Nick Drake avant qu'on lui en parle), il y a suffisamment de talent dans cet album pour que l'écoute soit un véritable plaisir.
Mes préférées, pour la route : "Ballad of a sad man", "Black and white bird", "Ufo", "Dying Moon"