| 1 | Spacerun Part 1 | 21:22 | ||
| 2 | Spacerun Part 2 | 19:52 | ||
| 3 | Spacerun Part 3 | 21:15 | ||
| 4 | Spacerun Part 4 | 17:03 | ||
| 5 | Spacerun Part 5 | 22:37 | ||
| 6 | Spacerun Part 6 | 16:45 |
Enregistré en mai/juin 2009
Photo : The Sun from Mars by NASA/JPL/Texas A&M/Cornell - Public Domain
Petite vidéo: www.youtube.com/watch
Gros morceau en provenance de la galaxie TN1 !
Pour les boulimiques et/ou amoureux de musique "spaciale/ambiant/Rêvemandarine/vieuchamps/etc" c'est une aubaine.
Mais au-delà des étiquettes (toujours réductrices!) on a là une sorte de "morceau de bravoure" de notre ami TN1 : 118 minutes et des poussières d'une musique qui renvoie évidemment aux autres albums (certaines influences ont la vie dure ^^) mais qui surtout, donne la pleine mesure du talent de notre tisseur d'atmosphères qui mêle ici les synthés planant aux guitares plus ou moins rythmiques et la batterie variée, pour nous offrir une escapade à l'échelle du cosmos, avec certes une impression d'espaces infinis mais aussi des mélodies délicates et des passages sublimes contrebalancés par des guitares oldfidiennes. Le son est sans faille.
Très difficile à chroniquer en fait, car vu la longueur de l'opus, il faudrait (pour une certaine honnêteté) en plus le réécouter plusieurs fois pour avoir un début d'opinion...
En fait, il vaut mieux jeter aux orties toute tentative d'écoute "raisonnée et critique" et juste se laisser entrainer dans cette course majestueuse aux confins d'espaces parfois plutôt inédits dans la musique de TN1 (certaines séquences rythmiques/et sonorités), pour pouvoir apprécier comme il se doit cette oeuvre vraiment ambitieuse.
Au fil des écoutes, on aperçoit un certain aspect "expérimental" dans la musique, mais anecdotique; pas de l'expérimentation pure et dure, mais des petits effets et/ou sons étranges (des effets de narration sans doute ^^); dans ce sens la seconde partie de la part3 est un régal :) ainsi que l'apparition d'un son d'accordéon doublé d'une flute et d'un piano très apaisants. De même que la guitare qui se fait plutôt caoutchouteuse.
A ce sujet, l'instrumentation est vraiment riche et cette variété s'intègre tellement bien au tout qu'il faut bien écouter pour découvrir tel ou tel son/instrument plus ou moins usité. La toute fin de la part 3 me fait furieusement penser à de l'Anthony Philipps au meilleur de sa forme ^^ (de même que l'ambiance général de l'album d'ailleurs).
La part 4 commence en rythme; rythme plutôt "electro", point de grosse caisse et toms énervés ici ^^ et les claviers soutiennent le rythme et tissent un (parfois) drôle de canevas; les rythmes s'orientalisent ensuite et la guitare se fait presque arabo-andalouse puis revient au celtique vieuchamps, tandis que retentit en rythme le son d'un sonar (les espaces se confondent ^^). Superbe morceau là aussi, avec des choeurs et un mellotron qui élargissent la caverne sousmarine (désolé c'est à cause du sonar) vers où s'enfonce toujours plus loin notre esprit/oreille. Puis pouf, vers la 9eme minute, une quiètude s'installe, un peu inquiète en fait, faite du chant de sirènes mélancoliques et des arpèges de guitares... puis assez vite, la batterie revient mais sans le sonar (on a du franchir un cap là on est hors de la caverne...). La quiètude sirénienne revient un instant, puis les synthés rêveurs et néanmoins rythmés nous conduisent vers le final...
La part 5 commence comme un truc de Vangelis (le son du synthé); mais on y retrouve surtout le côté ANT synthétique (Anthony Philipps donc) mélangé aux guitares U2esques. Et les choeurs toujours, puis l'orgue etc (wow ce devait être duraillon le mixage); le piano marque un break; un ptit son de synthé rigolo empêche de prendre une attitude solennelle; les cymbales marquent le rythme; l'orgue revient seconder tout çà; puis pouf un super solo de guitare (très bien joué); 10'12'' le piano calme tout ça de nouveau; le synthé est moins hilare; puis une mélodie un peu "décalée" vient s'immisquer dans la progression implacable de notre hypothétique vaisseau spacial. L'orgue insiste, le mellotron s'amuse, tout comme TN1 qui lance de curieux bots bruitistes du genre vocoderoïdes: on doit traverser une zone de turbulence "pinballesques", qui passe sans tilter vers des sonorités plus familières: guitares rythmiques + oldfiediennes + synthés + batterie = un final un peu "pressé" (mais après tout c'est la "course" de l'espace) qui accentue son profil "vieuchamps" jusqu'à la fin presque abrupte.
La part 6 reprend le flambeau de cette course cosmique, avec une entrée en matière plutôt dans la foulée de la précédente part. Puis le rythme devient rocailleux et la croisière reprend avec ses synthés et choeurs parsemés de mini soli instrumentaux assez brefs (bass et batterie); le développement du morceau se fait avec une rare intelligence et le jeu est vraiment nice. Vers 8 minutes, la mandarine à un petit goût amer; puis vers 9 minutes, on entre dans une autre séquence: arpégiator et synthés évoque comme l'entrée affairée d'une cité. Puis la guitare revient, presque triomphante; celà fait penser à du Genesis (avec Phil à la batterie et Steve à la guitare ^^); on continue ensuite l'exploration de cette étrange ville, peut être en passant par la place du marché(n'importe quoi ^^), y a pleins de sons merveilleux partout, c'est le début de rencontres extra; "tiens t'es encore là toi?" "oui et alors?"; bah vieuchamps ne lâche pas l'affaire: heureusement !
Je dis n'importe quoi car il faut juste écouter pour aprécier ce morceau digne d'être le final de ce fabuleux voyage (en courant) à travers un pan de la galaxie TN1.
Et je dois aussi avouer que j'ai donné mon avis tout en écoutant l'album, en "direct live" quoi ^^ Je n'ai donc pas écouté plein de fois cet album avant de donner mes impressions... Mais, on dit qu'il n'y a que la première impression qui compte non ? Pour moi elle est TRES bonne...
Merci pour le partage ;) (et bon repos !)
Muz
ps: oubli curieux de ma part: TN1 chante un peu dans la seconde partie de la part 1, certes caché derrière un vocodeur, mais il chante, c'est vraiment vrai... ^^
ps2: Dans la première partie de la part1 l'air du piano electrique vers 6'52 (repris par l'orgue...) me dis quelque chose...
Un superbe album qui met plein d'images dans la tête. Malgré la longueur imposante des pistes, on ne s'ennuie pas, ce qui est déjà exceptionnel. Ajoutez à celà une ambiance impressionnante...
Pendant un moment, j'ai pensé à cet album comme à un équivalent libre d'un Jean Michel Jarre, mais, arrivé à la partie 6, je dois dire que c'est bien plus que ça.
Merci !
Je poste une critique, sans avoir écouté l'album en entier. Je le savoure petit à petit, actuellement je termine la 2ème partie.
Tu es toujours aussi inspiré mélodiquement, c'est fichtrement beau. Les sons de synthés sont bien trouvés (il y en a un qui m'a rappelé un titre de Jarre d'ailleurs, vers la fin de la 2ème partie.
Tes compos ne ressemblent finalement qu'à toi, malgré tes influences assumées. C'est bien du TN1 que l'on écoute. Au moment où j'écoute ta musique, j'ai un magnifique coucher de soleil à la fenêtre, sur des nuages orageux bien sombres. Ca colle parfaitement à l'ambiance. On passe d'une tension palpable, à un apaisement rassurant, la musique qui parle le langage des émotions.
Un grand bravo Julien, tu as vraiment beaucoup de talent.

| Genre | Progressive | ||||||||||||||
| Sortie | 29 juin 2009 | ||||||||||||||
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