L'intro est un leurre: Des pulsations tout droit sorties d'une opération à coeur ouvert, une scie-circulaire-radio parasitée! La mort? Non, c'est comme si vous regardiez un film, on vous coupe de la réalité, du présent, de l'espace où vous vous trouvez.
Ça crache véritablement trop fort et d'emblée. Si vous aimez l'intro (ou la supportez), vous ne pouvez pas être déçu par le reste.
L'artiste installe son climat dès le deuxième track: 'purgatoire' et 'cyberalx', un monde de machines aux actions répétitives sont au centre du débat. C'est dark et les humains sont des microbes pour elles. Il y a parfois ce côté tripant à la Clint Mansell (dans Pi).
Nous sommes sûrement aux frontières du réel avec 'see under water'. Peut-être vivons-nous sous l'eau, là où les machines ne peuvent nous atteindre, à peine nous regarder et nous mépriser de façon binaire et ultra-manichéenne.
'Scare' accélère le rythme, un tambour de machines oppressantes et, peut-être, notre impuissance dans ces longues nappes synthétiques et vaguement vocalisées. Le son des foreuses est effrayant. Je suis dans la matrice :-(
'Asile' prélude à 'Neuf ans', qui martèle, matraque et imprègne le cerveau pendant tout ce temps. Un formatage qui aurait de quoi faire pâlir Pavlov lui-même. Le charleston militaire est pire que le supplice de la goutte d'eau chinoise.
'Spectre K' est des plus étranges.
Heureusement qu'il s'agit de musique (prophétique? alarmante sûrement, indicative de faits presqu'établis) Si l'on s'en réfère aux titres des plages, celà pourrait être aussi l'histoire d'une vie.
'Dépression' tu m'étonnes! On répare comme on peut à coup de laser, les lésions sont profondes. Mais quelque chose se remet en marche dans les harmoniques les plus hautes. L'âme?
Quelle est cette chose qui a 'Disparue'? Nous sommes toujours sous l'eau mais c'est le désert, et les cris des coyotes des mers retentissent sur les dorsales océaniques.
Des chercheurs sont là? Ou des 'Rodeurs'? Bon sang! ces machines auraient-elles trouvé le moyen de draguer les fonds à la recherche d'organismes conspirateurs? Notre humanité... Une course-poursuite semble engagée... Nous résistons.
'My life' m'inspire un véhicule, un moyen de locomotion (ou de communication) un peu mystique, un dernier cadeau de Dieu qui échapperait à la surveillance. Bien que l'ambiance soit toujours très menaçante. C'est d'une noirceur. Je veux rejoindre la surface!!!
C'est une 'Question de temps'...
Hasta la victoria! Siempre! 'Twins' résonne autrement. Jumeaux, clones ou nouvelle vie, peu importe, l'important est que le bien triomphe et que la vie reprenne. 2 superbes Bulles (comme l'homme et la femme) remontent à n'en plus finir vers la surface de l'eau. Quel soulagement!
Oui les choses se calment, la vie peut reprendre son train sur la terre ferme au rythme d'une vieille 'Loco' cette fois.
Un nouvel aspect dans la musique, c'est à ce moment là une respiration. Avec 'Mark D'
Une nouvelle civilisation se profile à l'horizon! Une autre façon de vivre.
La bète est restée là bien sûr, par souci d'égalité, le 'Repas de l'ange noir' est une chose réelle encore, un rituel, mais ce repas reste frugal.
'Thunder' est un mélange d'air chaud et d'air froid, une dualité difficile à ignorer et le signe d'une grande activité atmosphérique. La végétation repousse, l'amour existe toujours, l'eau (mais différente, sous forme de pluie et de rivières), la vie...
PS: Je tiens à préciser que dans mon cas (mais suis-je le seul?), écouter une musique electro revient à interpréter la musique par des images. Si je n'ai pas d'image qui me vient, la musique ne me plaira pas. Cette critique est donc sentimentale. La qualité du son dans ce style étant impérative, A.n.k.h l'a très bien compris.
Merci pour la musique!
Melki