Il y a ce rapport curieux aux machines, que l'artiste aborde avec une sorte d'ironie, testant ce qui lui est offert, syncopant les rythmes avec un sourire plutôt qu'une envie réelle, étendant et amincissant les sons, on dirait, pour mieux comprendre la réaction de l'ordinateur, et ensuite voir si ces sons malnenés (ou voix) influencent les pistes avoisinnantes. Oui, ça peut aller jusque là.
Malgré tout l'artiste n'est pas en guerre avec l'electronique et de cette relation homme-machine, il résulte de très belles choses qui remontent parfois à la surface, oxygénant un peu ce milieu anaérobie.
CIRC, manifestement, semble juste tenir sa place devant la multiplicité des softs et autres VST, il se tient devant une vaste mécanique qui l'interroge aussi, et tente de répondre aux propositions faites par celle-çi plutôt que de vouloir tout dompter.
En amateur contemplatif, il obtient un résultat pour le coup très original.
Une démarche artistique toute louable.
Bien vu.
Melki