Pierre-Marie COEDES, un artiste hors-norme dans la jungle de Jamendo, sort peut-être avec sa dernière symphonie son œuvre la plus personnelle et la plus originale, synthèse de ses 2 influences majeures, la musique orchestrale et l’électro tranquille à tendance minimaliste (serait-ce ce qu’on appelle le chill-out ?)
Musique à programme, ambitieuse, relativement complexe, qui nécessite plusieurs écoutes afin d’en découvrir les nombreuses subtilités.
Les deux premiers mouvements développent une ambiance assez sombre (inquiétante même pour le premier), et font intervenir des combinaisons sonores très variées. Cela est remarquable pour le deuxième, assez pauvre sur le plan harmonique. Autre point commun entre ces 2 morceaux, le fait qu’ils bifurquent vers la fin pour prendre une direction différente. Arrivée des voix à 6’15’’ dans le largo et fondu-enchaîné sensationnel à 7’30’’ dans l’allegretto ostinato. Perso, ce deuxième mouvement me fait très forte impression
Musicalement, le 3e mvt me plaît un tout petit peu moins, une ambiance un peu plus légère, malgré de chouettes passages (c’est quand même du COEDES !)Hé hé … hé hé…. Hey !! ;). Et un 4e en forme de transition
Et arrive le monstre. Une forme complètement folle en 3 parties :
- Le dialogue. Honnêtement, à la première écoute, je me suis dit : « Qu’est-ce que c’est ch… La prochaine fois que je me le repasse, j’avancerai directement à la chanson ». Et puis le charme est passé par là, et finalement je trouve ce passage complètement hallucinant.
Pierre-Marie se révèle comme un monteur virtuose et un metteur en scène de grand talent. C’est effectivement un film qui se déroule sous nos oreilles, et la musique, qui peut paraître si discrète, y joue cependant un rôle primordial. Ecoutez par exemple ces 2 « accélérations » qui mettent en relief les paroles.
- Après cette intro d’une originalité totale vient une délicieuse chanson aux arrangements 70’s ravissants. Quelle bonne idée d'introduire une chanson !
- La libération (il faut lire les paroles pour comprendre de quoi je veux parler) intervient, avec, cerise sur le gâteau, la reprise d’un thème d’un single de l’auteur lui-même (le nom m'échappe). Sensations garanties.
Pierre-Marie, tu as encore réussi à me scotcher, merci !
Une toute petite question : pourquoi les textes sont-ils en anglais?