Les "sweet cayman", autrement dit, les caïmans doux, ne venant pourtant pas d'un pays à crocodiles, m'ont envoyé un mail afin que je les critique. Autant dire qu'il n'y a pas grand'chose à dire. L'ensemble, d'une régularité à toute épreuve, confine à l'ennui profond. Le chanteur a semble-t-il consommé trop de tabasco, et sa voix, imitant manifestement la mode du bayou, frisera parfois le ridicule de la chose surjouée. Tout est bien en place, le son est bon, et les auteurs, nous gratifiant promptement et avec une générosité que je ne saurai leur restituer, de quatres malheureux titres, semblent avoir, dans la jungle reptilienne de leurs ambitions, les dents bien longues. Ce qu'il y a de sûr ici, c'est qu'il n'y a ni rugosité, ni envie de croquer dedans. Autant dire que je ne mords pas à l'hameçon, et que tout ceci ne me donne qu'une envie, celle d'aller m'acheter un sac en écailles. Il faut donc voir le mal dans le bien, soyons philosophes... tout ceci n'aura pas été vain, puisque "Crocodile Dandy" il faut rester.