Est-ce le mélange des genres (chansons à consonnance pop et quelques touches rock progressives) qui donne le charme aux productions d'Exit Roméo, ou la voix de Cyril profondément vécue dans son interpétation, le niveau de guitare qui semble couler de source... Qu'importe. Ce 3è opus présenté ici vaut le détour (comme les 2 précédents).
La nouvelle version de l'arraignée, arrangée rock quand l'original était bien plus acoustique. La mélodie est sympa, la voix semble limite par moment question justesse. Je pense que je préférais la version disponible sur le chant des anges noirs.
Exit Roméo (que j'ai eu la chance de découvrir brut de décoffrage sur une démo il y a quelques temps déjà), tout en progression d'intensité, avec des ruptures bien senties mélangeant rock 90's et progressif du début des années 70... J'adore ce moreceau qui me donne l'impression de me ballader dans l'espace temps entre 1969 (floyd/Crimson/led Zep/yes) et aujourd'hui en passant par quelques sonorités 80's (new wave). La complexité de la construction vient intensifier le propos du texte, par ailleurs plutot bien écrit sur un sujet pseudo romantique rabaché qui pourrait virer très vite à l'eau de rose, ce qui n'est pas le cas de mon point de vue.
La trace. Plus conventionnelle, plus tubesque aussi, jolie lead guitare. Mélodiquement, ça manque de petites ruptures comme sur le titre précédent. Quelques saturations dans les aigus pas forcement agréables. Un morceau qui se laisse écouter.
Farewell song. Premier point, le travail semble plus important sur le son. Choix de sonorités très 80's (chorus de guitares et reverbs générales). Une rythmique un peu disco... bref un style assez différent de ce que développe Exit Roméo habituellement, et ça me plait bien.
La qualité sonore n'est toujours pas top, mais un style à part entière et des mélodies toujours accrocheuses et agréables.
Bonne continuation et vivement le prochain ;) que l'on espère malgré le texte du dernier morceau) !