"Quand 5 personnes font de la musique ensemble et qu'elle provienne chacune d'univers musicaux plus ou moins différents, ça se ressent forcément dans la musique qu'elles font, à nous de gérer cette multiplicité et de faire en sorte qu'elle nous apporte au mieux." Ainsi finit la réplique du groupe au Religionnaire. C'est par exemple le miracle des Doors, mais celui des fusions en tout genre. Belle idée, certes, mais qui ne se ressent pas dans la musique. Il va sans dire que les artistes regardent tous vers la même direction, bref, qu'ils jouent tous sur un registre identique. On ne leur en veut pas, même si l'on aurait aimé beaucoup plus de prises de risques dans cette fameuse diversité. Ce groupe est une blague, me suis-je dit, en entendant un son tout à fait correct, alors qu'il n'était qu'une maquette faite pour un TP. Autant le dire stricto sensu, vous n'avez rien à envier aux Superbus, lesquels se trouvent relégués de ce fait à un groupe de travail en EMT sans les paillettes. Belle arnaque que ce superbus, joli miracle que ce Kageybox, on vous donnerait une armée de faux fans, un déluge de poussière d'étoile, et on s'y croirait. Pour tout dire, c'est à un nivellement par le bas que l'on assiste ici, plutôt qu'à une irrésistible ascension. De là à dire que si MC Cartney et Lennon ne s'étaient miraculeusement pas rencontrés, la pop n'aurait pas existé, pour ce qui vous concerne, il ne faut pas pousser mémé dans les ronces. Mais c'est un bel exercice de style que ce travail "pratique".