GarD - le monde part en live
le monde part en live

par GarD 

 

rock monde rock psychédélique fin expérimental

 

15 titres

47:29
 
 
 

Description

matos dur et mou:

- deux chaines hifi

- un synthé plein de touches

- un 486, un pentium 90, un pentium 120, un pentium 133,

- un pentium 600, un amd 800

- winamp

- mp32wav

- syntrillum cool edit '96 (shootz to case)

- de la vodka, du brome, de la beuh, de la folie (un peu)



01 Intrus - mix & lyrics by g (2001)

un joint, qui se balladait dans le coin

un briquet, qui l'a allumé
 

lyrics :



Intrusion. Intrus. Intro. Duction. Induction. Spontanée. Réflexe conditionné... Additionner.

Taylorisme vulgaire, esprit qui tend à l'ordre et à la clarté doit... tout faire à l'envers... Le fleuve Cyber charie les arbres morts qui sont tombé sans bruit pendant la nuit et les chiffres ne dépassent jamais l'unité, dans l'impossibilité de compter les erreurs et les redondances des C.R.C. qui cliquent et claquent dans l'obscurité...

Certifié conforme aux règles du network la console déboussoulée crache du tchik tchik et du baww, modulé et démodulé au rythme des saisons et des frontières, le derme au poignet lâche ses effets graphiques en périphérie de la vision inexpérimentale experte aimantée expérimenté sans cesse sans cesse sans cesse par les kétaminés pour ranimer les chats écrasés... // (et le poids des hmmmmmm tchaww)...

// (lansciac's point of vue: "trois fois sans cesse, il faudra peut etre que ca cesse de sussurer, nan?")

L'humanité est un concept de série télé... Les feux de l'amour BRRRRUUUUUULENT les neurones décapsulés les électrons libres de cette liberté à l'arrière goût amer de piège à con aux grésillements d'électricité statistique et les loups de l'abrutissement systématique continuent à gober les brebis égarées l'air de rien et de ne pas y toucher sous la couverture crasseuse d'un festin officiel de thanksgiving annuel dans l'annuaire à la lettre... F...

// Crrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrc, tchik bawww hmmmmm down.
Intro déductions intrus de Sion du bois dormant d'or et de mensonges rêves cauchemars Marco et Charlie des libre logiciels étoilés gazoil découpé sous le manteau barbu des catastrophiques castrations électroniques sur les chaînes cryptées crackées sans complexe par les as de pique

Bouter les castors hors de France!
Bouter les castors hors de France!
Bouter les castors hors de France!

Hardcore les doigts dans le nez...




02 Vodka Bromazepam - remix by g (2001)

Massacre à la tronçonneuse d'Edith Piaf, La Foule

Commis sous effet effectif de vodka bromazepam, petit nom de l'association d'un neuroleptique entre autres préventif du delirum tremens, avec des doses conséquentes de vodka rashmaninoff, à touiller avec une allumette et à boire cul-sec pour mieux se faire bouffer les neurones et connaître les joies de la distortion sonore, de l'amnésie antérograde, et du coma (accessoire).



http://www2.biam2.org/www/Sub2238.html



03 Coma (maudits soient les yeux fermés) - written & performed by g (1999)

Ca, c'est plus vieux, et c'est la B.O. d'une adaptation librement graphique de la célèbre nouvelle du même nom ((c)opythis (1999) gard world inc.)

Et tout ça avec un synthé plein de touches.

tobozo said: "wow c du enio moricone ?"

gard said: "non c du gard derriere son synthé"

tobozo said: "lol l'intro je voulais dire"



Eric ouvre les yeux, à moitié, se laissant brûler par la demi lumière du jour naissant, tombant sur lui de la fenêtre entrouverte. Il n'a qu'une envie, se rendormir et surtout ne plus jamais se réveiller. Mais faut qu'il se lève et qu'il joue au mec heureux, pour les autres, pour la société, pour les moeurs. Il est né d'une époque où être triste est interdit. Après tout toutes les époques ont dû être ainsi. Il se lève, essuie vaguement les larmes sur ses joues, marche jusqu'à la cuisine en s'allumant une cigarette, puis il se verse un verre de whisky qu'il boit d'un trait. Il s'habille rapidement, se voit dans la glace, n'a pas trop envie de se regarder. Aujourd'hui il ne va pas se raser. Non ça servirait à rien en fait. Il remarque qu'il n'a que du noir sur lui. Comme quoi, l'apparence peut parfois être le reflet de l'âme, presque autant que ses yeux rouges et coulants. Il va jusqu'à la porte, s'allume une cigarette, contemple le lourd panneau de chêne usé. La barrière qui le sépare des autres, celle que personne ne franchit, comme celle de son esprit. Il ouvre la porte, se retrouve sur le palier, s'arrête un instant, descend les escaliers. Il est déjà dans la rue, il voit les gens, ceux qui marchent seuls, ne se souciant de rien, ceux qui marchent à deux ou à plusieurs, mais tous pareils, ne voyant pas la misère qui peut habiter leurs prochains, ne voyant sûrement pas leur propre misère, en fait les yeux fermés. Il attrape le bus, ne payera pas le ticket, s'assoit au fond, rallume la cigarette qu'il n'aurait pas du éteindre. Durant les vingt minutes de trajet, il n'arrête pas de penser. Et il n'aime pas ces jours où il se laisse à penser. Qu'est-ce qui l'a amené à être ainsi? Qu'est-ce qui l'a amené à être différent des autres? Est-il vraiment mieux ainsi? Sûrement. Quels sont ses démons? Il descend du bus, bousculant un type qui lui adresse un regard noir, qu'Eric lui rend bien. Il lui reste quelques centaines de mètres à marcher pour se rendre à son travail. Il reprend le cours de ses pensées. Bientôt il va retrouver ses soi-disant amis, et il fera semblant de rire un peu avec eux, avant de rester silencieux. Il se souvient d'un temps où il marchait à coeur ouvert, où il confiait sa tristesse à ceux qui semblaient vouloir la connaître. Mais ça n'avait pas été bon. Non ça lui avait rajouter des démons. Car il y avait eu cette fille qui était tomber amoureuse de lui. Une fille qui comme tant d'autres était en fait attirée par les âmes détruites, par le côté obscur, et qu'il avait laissé entré dans son esprit. Elle avait vu tout ce qu'il avait vécu. Elle était devenue comme lui. Elle s'était désintéressé de la vie. Elle s'était suicidé. Il pousse la porte de l'immeuble, salue au passage un vague collègue dont il ne se souvient pas. Il monte dans l'ascenseur, engage une fausse conversation avec une fille qui ne cesse de lui adresser de grands sourires, si grands qu'il pourrait mesurer ses dents. Il essaye de lui en retourner un, mais l'échec est si grand que la fille croit à une tentative grossière d'éloignement, et elle se détourne. Eric soupire intérieurement, mais il ne sait pas si c'est de soulagement ou de désespoir. Il arrive au quatrième étage, la porte s'ouvre, il salue encore quelques vagues personnes avant de s'engager dans le couloir. Qu'est-ce qui a fait de lui ce qu'il est? A-côté de lui les larmes de Jésus semblent de joie. Comme le feu qui le consume. Il atteint une porte qu'il pousse, trois ou quatre personne le saluent avec enthousiasme. Il échange des poignées de mains, des bises désagréables. Une remarque sur sa négligence du jour, une brève répartie improvisée. Quelques minutes plus tard, il commence son travail et le flot de ses pensées s'arrête. Il est en train de travailler sur un programme avec ses collègues informaticiens, et ce travail est assez prenant pour cela. Dix heures, la pause café. Une vague discussion sur la déprime, enchaînée sur les problèmes de chacun. Il a envie de leur répondre qu'ils ne savent rien sur le sujet, mais il sait qu'il ne doit pas. Quelqu'un lui demande avec gaieté s'il n'a donc aucun problème pour ne pas les étaler comme la société le veut, et Eric sourit - essaye de sourire - et répond qu'il n'en a aucun. Non il n'en a aucun. Ils reprennent le travail. Midi, pause déjeuner. Il est douloureusement tenté d'aller manger un sandwich dans un coin de la ville, seul, ou même de ne pas manger du tout, mais il sait qu'il doit manger avec ses collègues. Parce que c'est comme ça. Une vague conversation sur les étrangers s'engage, suivit d'une conversation sur l'avancement de la firme concurrente à la leur. Mais Eric n'écoute qu'à peine, tout en découpant lentement son bifteck, en contemplant longuement le bout de viande sur sa fourchette, il se laisse emporter par ses rêves éveillés. Pourquoi est-ce à lui que tout cela est arrivé? Qu'avait-il fait de mal? Et le travail reprend une fois de plus jusqu'à la pause de quatre heures, puis se termine pour de bon à six heures trente. Une journée comme toutes les autres en somme. Eric traverse le couloir et grimpe dans l'ascenseur, certaines personnes le saluent, mais il ne leur répond plus. Ses yeux commencent à le brûler, il sait qu'ils sont rouges, que peut-être des larmes vont couler. Il sait qu'il a besoin de quelques verres. Il arrive dans la rue. Il ne pense plus qu'à moitié. Pour la première fois de la journée il laisse venir à lui les souvenirs. La fille qu'il avait aimé, du temps où elle était en vie. Mais est-ce pour cela qu'il est ainsi? Non, en fait le passé n'y est pour rien. Le bus arrive, il monte, s'allume une cigarette. Non, il est ainsi depuis qu'il est enfant. Depuis qu'il a ouvert les yeux. Il voit tous les gens autour de lui, les yeux fermés, et il se demande s'il ne devrait pas être comme eux, et vivre dans un monde affreux tout en faisant semblant de ne pas le voir, tout en ne le voyant pas. Il descend du bus. Contemple son immeuble. Il est affreux. Il pousse la porte, grimpe les escaliers usés, entre chez lui. Claque la porte. Marche vers la cuisine et se sert un verre qu'il ne boit pas. Il attrape la bouteille, et entreprend de la finir. Ceci fait, il va dans sa chambre, jusqu'à un bureau dont il ouvre le tiroir et sort un pistolet au canon long et noir. Il va jusqu'à la salle de bain, se regarde dans la glace. Il voit ses yeux. Il se voit. Il place le canon dans sa bouche. Non en fait il a toujours été ainsi, parce que lui est né les yeux ouverts, alors que les autres ont les yeux cloués. Maudits soient les yeux fermés. Il appuie sur la détente.

22/6/99 - 2h15




04 Un ange sur la backbone - mix by g (2001)

blured said: "ca fou grave mal a l'aise quand t'écoutes ça ! on dirait les passages psychotiques de atom heart mother ..."





05 Blured 'n' soften livin' - mix by g (2001)

Pour blured qui tenait à avoir un rythme techno conventionnel quelque part (bien qu'un brin étouffé par le blured & le soften)





06 Furious media - mix by g (2001)

Réponse au "furious savate" de tobozo





07 Assassine (furious reprise) - mix by g (2001)

tobozo knew from where samples came: "hehe c'est la porteuse pulpeuse fictive a la jello biafra a l'envers sur du prodige ralenti ?"





08 Reprise - remix by g (1998)

Un vrai remix hardcore avec deux chaines hifi sans lecteur cd, des jacks tout foutus rongés par les castors, et un pentium 90 sans carte son (j'ai du en émuler une avec une cafetière dont le filtre vibrait en rythme, enfin une triste affaire).





09 Gauloises Blondes - mix & lyrics by g (2002)

Commis dans l'urgence (la série télé, j'étais dans le fond à droite) sous effet somnambuliaque de gauloises taylorisées.



lyrics :

des sombres nuits obscurantisées hantise des hallucinés décablés le cul dans la neige carbonique des derniers incendies
cuisine chinoise remixée en fast food opportuniste dans des casseroles en titane sans poignée où se raccrocher
aux réalités alternées des cauchemars éveillés le cul dans la cendre des gauloises blondes à moitié consumées

on m'en, on m'en colle une dans la bouche, à tous les coups c'est tout sauf une Gauloise.
Gauloises blondes roulaiiiize...
Gauloises blondes roulaiiiize...
Crénom d'un ours obèse.

des cendriers mal sécurisés qui débordent sur le plancher asthmatique les pieds dans la merde accumulée au fil des années
accumulateurs fendillés crachant l'acide sur le plancher élimé et les pieds sur terre là où le monde part en live
des corbeaux morts qui pourrissent la langue pendante et léchant les fonds de bouteilles cassées

on m'en, on m'en colle une dans la bouche, à tous les coups c'est tout sauf une Gauloise.
Gauloises blondes roulaiiiize...
Gauloises blondes roulaiiiize...
Crénom d'un ours obèse.
Gauloises blondes roulaiiiize...
Gauloises blondes roulaiiiize...
Crénom d'un ours à la fraise.


note

:

"on m'en colle une dans la bouche" fait référence au texte mondialement célèbre ci-joint:



title: Affaire 666b
author: GarD
released date: 27 sep 3001
dedicated: Au Corbeau, still flying back to Morphée

"Va falloir que j'aille voir Morphée un jour..."
Cette phrase se répercute dans les garages innondés du fond de mon esprit et soutiennent comme les pilliers fissurés les voix des autres fous qui hurlent dans les étages supérieurs. Je relève la tête faisant grincer mes cervicales et le banc des accusés, planche en bois de mauvais menuisier, miaulement sinistre dans l'assemblée chuchotante, curieuse, et maintenant étonnée. Il n'est pas mort encore, il nous observe, quel audace, quelle effronterie, quel courage, quelle heure est-il? Midi pile passé de quelques jours. Il sera bientot temps. Je tate mes poches, mais quelque brigadier m'a volé mes blondes et m'a laissé les filtres.
"Non je n'ai pas faim." susuré-je à haute voix basse. "Que Diable ferais-je d'une camionette décapotable?"

"SILENCE!" hurle le greffier, "SA MAJESTEE LE ROI!"
J'entends les cliquetis de la machine judiciaire qui se met en route, du tapis roulant qui amène le roi dans la salle où on pend les gens. Il a de la farine plein la perruque, il doit revenir de faire un quatre quart probablement, et je vois d'ici la marque de la guillotine sur son cou, mais je suis mal placé, dans ces tribunes de coin de terrain. J'ouvre les yeux encore et je vois tous les regards braqués sur moi, dans la nudité de ma solitude sur mon balcon de théatre, un malaise me prend, accusé lève toi, et marche.
"Affaire numéro 666b opposant l'Etat à Gardie le Gueux, accusé entre autres de violation de secret défense, d'anarchivisme, de hi-jacking de carte son et de spoofing de fichiers mp3, d'insurrection chronique, d'appel à l'insurrection, de pensées politiquement incorrectes, autant dire de terrorisme!"
Là, toute la salle a un "oh" indigné.
"Gardie le Gueux, jurez vous d'accepter c'que dira l'Etat, tout c'que dira l'Etat, rien que c'que dira l'Etat? Levez le pied droit et dîtes je m'fais baiser."
Là, ils braquent une dizaine de flingues sur moi. Je m'exécute.
"Bien, nous pouvons commencer." fait la voix de tafiolle défoncée au canard WC du Roi de la Cour. "Le gueux, qu'avez vous à dire pour votre défense?
_J'suis innocent monsieur l'maire, c'est une conspiration mondiale contre moi.
_No one is innocent" fait un gars en costume noir à coté du Roi, et ce dernier approuve énergiquement en secouant son gros visage flasque de haut en bas.
Questions absurdes, pour une forme informe, qui irait dire "Non je n'le jure pas"? Pour qui nous prend on, est-ce un cirque, une mascarade? Je regarde la dizaine de visages lisses et blancs des jurés. Jurer. Devant un Dieu auquel on ne croit pas, par respect pour un Etat que l'on ne respecte pas.
Un homme en costume gris me tend un papier, je regarde brièvement les mots qui y sont griffonés:

Pain - Apathy - Faith
Youth - Old - Undead
Destiny - Irony - Esperanza


La sentence? Courber la tête, s'incliner, décliner son identité, renoncer à son identité, au profit du Système automatisé, de ces foutus tapis roulants. Ils sortent les clous déjà, le procès sera rapide. Du moins le croient ils.
Un second homme en costume gris fait son entrée - on l'applaudit. Projecteur sur lui. Il saisit un micro monté sur pied de chanteur de rock des années 50, et se met à hurler comme un forcené. Tout le monde le regarde avec intéret. Sont-ils donc tous cinglés? Je me racle la gorge bruyamment et le costume gris gêné enchaine son hurlement sur un speech déjanté de présentateur télé.
"Yep c'est moi l'procuro en direct live j'vais vous démontrer vite fait bien fait que l'camé qui gît là devant vous à commis tous les crimes qui lui sont reprochés et même plus de sorte qu'il soit bien vite enfermé a perpétué dans une boite d'allumettes carrée et qu'il ne vienne plus nous déranger la nuit quand il fait soir et que nous sommes bien à l'abri dans nos petites pensées et par la même vous assurer la tranquillité que l'Etat vous doit à tous" (ovations, il enchaine:) "en effet ce sombre gueux puant étalé sur le banc de poissons comme de la pate a gauffre mal cuite a durant des années commis a la commissure des lèvres aux relents de vomissure séchée nombre crimes contre l'humanité en piratant la conscience populaire à grands coups obsènes de 'monde part en live' de 'pensez par votre mémé' de vodka brune et de 'nî', 'nî nî nî nî nî'n");
La salle crisse des dents et mon costume gris personnel se réveille en sursaut, sort de sa boite en bondissant à plusieurs mètres de hauteurs et en hurlant: "OBJECTION!
_Objection rejetée. Qu'on fasse vomir le premier globe occulaire."
Mon costume gris perso retombe bruyamment sur l'estrade et tente de se relever, le visage ensanglanté, je lui jette un oeil migraineux et m'aprete à lui demander if all is okay quand le globe occulaire fait son entrée.
"Aaaaaaaah!" rale le costume gris.
_Objection monsieur l'maire!" m'écrié-je. "Ce n'est pas un vrai globe occulaire!"
En effet ce n'est que Stan le vendeur de navires d'occasion de Monkey Island avec un mauvais déguisement d'oeil en peluche, la supercherie est énorme. Mais je me rends compte que personne ne m'a entendu et décide de laisser tomber et de recommencer à compter mes doigts.
Lundi, mardi, mercredi, jeudi, samedi, dimanche, ils sont tous là.
"Oseriez vous dire que vous n'etes pas alcoolique?" me demande Stan assis sur mes genoux.
"Je sais pas mais j'ai rudement soif.
_Vous avouez donc?
_Absolument pas, je dis que je n'aurais rien contre une Margarita... Qu'est-ce qui ne va pas avec les jurés?"
Je les observe du coin de l'oeil, ils pleurent à gros sanglots en mangeant des patisseries.
"Ils sont buggés..." lache l'homme de ménage en s'attelant à les remplacer pendant qu'ils appellent le second globe occulaire.

Je me gratte le sourcil avec la langue.

L'horloger entre en catastrophe en remontant une pendule en bois et annonce qu'il fait nuit. Un lapin passe en courant juste à coté, sort une montre gousset de la poche de son veston et s'écrie: "j'ai du retard, par ma barbe par mes moustaches, j'ai du retard!", il trébuche et tombe sur le nez.
"Il est enceinte." m'explique quelqu'un en me postillonant dans le cou, je lui coupe la tete avec mon coupe-ongles, j'ai du sang plein ma chemise.

"L'AUDITION EST REPORTEE A 90dB!" hurle le charcutier en découpant la tête tranchée en dés.
J'ai faim et j'ai un 421.

Nuages. Ou peut etre de la bruime. Peut etre de la fumée. Sable froid, légère brise. Il fait froid. J'ai peur. J'hurle au ralenti et les couleurs sont à l'envers. Je m'assois. Je voudrais bien me relever mais je n'en ai plus la force. Tout se referme sur moi. Tous les petits princes sont morts.

"Qu'est-ce qu'il a qu'est-ce qu'il a qu'est-ce qu'il a qu'est-ce qu'il a qu'est-ce qu'il a qu'est-ce qu'il a qu'est-ce qu'il..." J'ouvre les yeux "a qu'est-ce qu'il a" Trois femmes presque identiques ont la tête levée vers le ciel nuageux et répètent inlassablement le même "qu'est-ce qu'il a" La première n'a pas d'yeux, la seconde pas d'oreilles, la troisième pas de bouche. "qu'est-ce qu'il a qu'est-ce qu'il a qu...
_Arretez" susuré-je "Que faites vous toutes ici?
_Nous observons les terres brulées" chuchotte la première.
"Nous écoutons les incendies" chuchotte la seconde.
La troisième ne dit rien et tourne vers moi "qu'est-ce qu'il a" de grands yeux tristes.

"Messieurs les jurés êtes vous prets a rendre votre verdict?"
J'essaye de tourner la tête mais je ne peux détourner mon regard des grands yeux tristes.
"crrrc oui."
Je vois une larme rouler sur sa joue.
"crrrc a l'humanimité l'accusé est déclaré coupable."
Je me sens soudainement très fatigué. L'humanité fait des siennes. Les deux premières femmes continuent leur vacarme en fixant le ciel.
"qu'est-ce qu'il est il est coupable qu'est-ce qu'il est il est qu'est-ce qu'il est il est le gueux coupable"
La troisième continue à pleurer. Je me sens très triste.
"Gardie le Gueux, levez vous."
Quelqu'un me soulève par les bras, ma tête roule et entrevoit le ciel.
Quelqu'un me soulève par les bras, ma tête roule et entrevoit le ciel. Il est tellement gris.
"Gardie le Gueux... vous serez pendu pour chacun de vos crimes."
"pour chacun de ses crimes pour chacun de ses crimes pour chacun de ses crimes pour chacun de ses crimes pour chacun..."

"La vache, qu'est-ce que j'ai envie d'une cigarette." murmuré-je. Une ombre passe dans le ciel gris. On m'en colle une dans la bouche. A tous les coups c'est tout sauf une Gauloise.

Va falloir qu'j'aille voir Morphée un jour...



10 Hacker's badtrip - mix by g (1997)

tk un gros truc de malade avec le meme type de matos que "reprise" j'l'avais complètement oublié juska ya pas long... le titre original, qui n'était pas un titre mais le premier mot qui m'était passé par la tête, était good.wav





11 Anarchia rulez et paf le chien - mix by g (2001)

une éructation de tobby

Anarchia paf and mad cats rulez!





12 Le monde part en live - mix by g (2001)

Tout le mérite de la glauquitude de ce morceau revient au dernier JT de TF1 du siècle.



13 Outrance (la danse insupportable des anges déchus) - remix by g (2001)

 

Commis sous insomnie et passages schizophréniques hallucinatoires (vous l'auriez deviné?)

 




Informations sur l'album

Sortie 23 mars 2010
Publication 23 mars 2010
Ecoutes 1064 Téléchargements 43
Favoris 0 Playlists 0    
Critiques 0 Note moyenne N/A

Ce widget sur votre blog


Copiez et collez ce code HTML sur votre blog :



Vos droits sur cet album

(cc)
Vous pouvez copier, distribuer et communiquer cet album au public tant que :
 
  • Vous citez le nom de l'artiste
  • Vous n'en effectuez aucune utilisation commerciale
  • Vous distribuez tous vos travaux dérivés de cet album sous la même licence
Il est possible de bénéficier d'autres droits que cette licence, avec jamendo pro.
Jamendo Pro