C'est à un vénérable album que l'on est présenté ici: "le rêve du chat", ou encore, comment réconcilier nouvelle et électro. L'album se présente en effet comme une sorte de roman, d'essai..., nouvelle, et on y trouve une préface, des chapitres, et une postface. Le tout est manifestement centré autour d'un rêve fait par un chat. Bien des études ont été faites sur les rêves des chats, et il apparaîtrait qu'il rêvent essentiellement de chasse. A vrai dire, je n'ai pas, pas moi-même, fait l'expérience cognitive des rêves félins, et je dois, pour ceci, m'en remettre aux travaux des scientifiques qui ont travaillé dessus, de manière sérieuse, cela va sans dire. Le tout aurait pu être intéressant. L'idée était bonne, et elle résiste même à certains points de contradictions. C'est, au final, rien de plus que de l'électro-ambiant que l'on trouve ici, ce qui, ma foi, en une certaine façon, pourrait très bien servir d'illustration au thème choisi. Rêves "abstraits" s'il en est pour nos compagnons griffeurs, il n'en reste pas moins que, et là, je suis singulèrement confus de donner mon avis, l'artiste s'enferme dans une monotonie latente, laquelle confine plus à un riff "L'île de la tentation" qu'à un rêve de chasse. Ces petites bêtes ont aussi des désirs, cela va sans dire. On trouve même chez elles un certain sens de la propriété. Mais le tout se cantonne à une certaine obscénité TF1 de seconde partie de soirée, et c'est, alors, une certaine déception qui gagne l'auditeur: on voit plutôt, là, alors, une minette qui cherche un gros matout, ou un gros matout qui recherche un petit mulot. Le tout confine au pornographique. C'est bien dommage, car l'idée, prometteuse et faite d'une normativité littéraire bienvenue, laissait escompter mieux. Le rêve du chat devient alors streep-poker. C'était quitte ou double. Autant dire que résisterai à la tentation d'y revenir. Je connais déjà la fin du livre...