experimental noise inclassable electronoise industrial
Dans le cas de Mètis contrairement au premier album Protoculture, l'idée a été de condenser une énergie dans un tryptique onirique.
La première partie est progressive, avec une séquence rythmique qui laisse progressivement venir une tension, comme un évènement sourd qui est sur le point d'arriver, quelque chose d'inquiétant.
La partie centrale est un condensé d'évènements brisant sans cesse dans le temps, comme le cheminement d'une ville à l'autre, d'une île à l'autre laissant chacune une énergie particulière nous approcher tels des embruns au visage et des clapotis résonner dans nos pieds (je pense à l'Odyssée). C'est un aller-retour entre plusieurs états, de joie, de découragement, d'espoir, de contemplation, de doute...
Le dernier volet fonctionne sur une dimension répétitive, hypnothique, laissant les résonnances s'installer tout en installant une dimension nostalgique. C'est ainsi lorsque l'on quitte une gare, un port ou une terre, pour aller vers un ailleurs encore inconnu, comme des souvenirs qui petit à petit s'étiolent dans l'évolution, dans le temps... C'est comme l'éphémère d'un rêve, l'instant sublime où les lieux sont encore chauds des présences mais désertés car c'est la nuit, c'est comme la dernière lueur d'une bougie...
En guise d'anecdote, chaque titre donné représente des monstres particuliers représentés dans l'Odyssée d'Homère. Charybde est la fille de Poséidon, chattiée par Zeus pour un méfait, en conséquence de quoi elle fut transformée en gouffre marin. Les Lestrygons, sont un peuple violent et cannibale. Ils massacrèrent une bonne partie de l'équipage d'Ulysse. Scylla est une nymphe, transformée en monstre marin par Circé (l'une des nombreuses amantes d'Ulysse) pour avoir repoussé les avances du dieu Glaucos.
L'idée de ces titres ne consiste pas à faire de la mythologie, il me paraît juste amusant que ces trois personnages soient des emblèmes de la rébellion, l'insoumission et la barbarie. Quelque part, ils sont des représentations de la différence, de la transformation. Je crois que mon travail est un peu comme ça, il est dans la transformation.
Parfois, un son semble rester le même durant plusieurs minutes et en fait, plein de petites nuances se font, plein de petites grésillements et de progressions se construisent toujours. Et l'idée qu'une construction sonore soit toujours en mutation, c'est quelque chose d'important pour moi, dans le sens où je n'ai pas envie de proposer du son facile, évident mais plus d'inviter, d'offrir un objet de réflexion, de projection, d'introspection. C'est pour ça aussi que je me suis basé sur des éléments de l'Odyssée, car ils sont des témoins de l'aventure, de la découverte et du danger que ça représente d'aller vers l'inconnu.
merci pour ces noizette
entre noizetier on ce comprend mdr
alekempire a pas l'air de comprendre ,en plus avec le nom qui là ,tu l'aurrai pas tapé a quelque ce nom ?
ps javais oublier la note ;-)
c'est efectivement du bruit mais rien de melodique.