... 90 miles à l'heure ! Ca commence à fond les ballons, et ca se relâche peu ! Mais surtout, avec une conviction rare. Ce qui fait vivre les chansons, c'est avant tout la voix. On n'a pas une voix toute proprette, doublée et pitchée, mais une prise brute d'un bout à l'autre, et à fond dans le trip. Je connais des groupes punks qui auraient des lecons à prendre, côté intensité.
La même authenticité se retrouve dans le jeu de la guitare principale, comme dans le solo débridé de Girl. Qui d'autre ose commencer une chanson par un solo bordélique d'une minute ? On sent que le guitariste a bien fait attention de ne pas apprendre ses gammes, il joue à l'instinct, au jugé, et c'est tant mieux !
Bon, sinon, le son est bordélique, ca sent la première démo, les prises faites dans l'urgence (le studio, ca coûte cher !), tout ca donne un résultat très brut, on peut presque écouter ca comme un live. Ca a des avantages et des inconvénients : un musicien comme moi peut faire l'effort de se plonger dans les chansons, mais ca peut rebuter l'auditeur lambda. Il y a du travail à faire sur les arrangements et sur les sons de guitares (le chorus sur Fade, argh, certaines distos bien pourries). Mais bon, ce sera pour la prochaine démo.