Après multiples ré-écoutes de Get tight & lose, je m'aperçois que ma critique était peu détaillée aux vues de tout ce qu'il y avait à en dire. Ma note était aussi assez faible compte tenu de la qualité globale des compositions...
Je vais ici essayer d'être plus précis.
Plus encore, que sur Get tight... ou bien l'album publié sous le nom de The white Nite, l'esprit sixties est présent sur Echoes Through the phone.
La longue intro de Come in, nous replonge à l'époque de Who's next, avec quelques effets electro à la manière de Beck. La mélodie est langoureuse à souhait. Le son est bien maitrisé, entre precision numérique et fouilli distordu d'un vieux master du Velvet underground... Le son semble d'ailleurs saturé comme l'était le premier album du Velvet produit par Andy Warhol.
Un effet de reverb soutenu sur la voix, le tambourin semblant sorti tout droit d'un album de Ringo Star, une lead guitar que ne renierai pas Lou Reed... bref question atmosphère, les nostalgiques du rock des années 60 (dont je fais partie) ne peuvent qu'être émerveillé. Sur le refrain, c'est plutôt à Radiohead que je pense... la lourdeur ambiante y est pour quelque chose.
Le morceau s'étire en longueur (un peu trop peut être) tel un titre échappé d'un album de Lez Zep...
Pretty cool for a Parisian, Clairement ici, la référence est le duo Townshend/Plant, avec un relent (agréable) de Pinbal Wizard ! Je pense aussi aux Kinks (choeurs particulièrement). Le jeu de guitare acoustique est dynamique, entrainant. L'écretage encore une fois donne une impression de master magnétique mal conservé... le charme de ces vieux albums dont le remastering révèle les défauts !
Lose my mind. Définitivement, les différentes lignes de guitares se mélangent bien malgré le nombre de piste. On sent l'amour de l'artiste pour l'instrument.
Little Iggy. L'intro sonne beaucoup plus rock actuel que les titres précédents, mais dès l'arrivée du chant, on replonge et la magie opère ! Je vois d'ailleurs plus un hommage au rock véritable de la part de Waterfalls, qu'une pâle copie sans âme.
Les influences sont manifestes, mais n'entachent en rien l'oeuvre de Waterfalls.
You have no faith in me... Cette fois c'est au Stoogies que je pense ou encore aux clashs. Rien de bien sensationnel à ce morceau, seulement le plaisir évident de jouer de l'auteur.
My harem from sweden / Cotton Mouth is love. Morceaux sympathiques, avec l'harmonica et les ruptures typiques 60's. On pense immanquablement aux Beatles période A hard days night.
Et que dire d'All i can... Le morceau clôt merveilleusement l'album, possédant tous les points forts des autres titres. le chorus/phaser de guitare apporte une autre ambiance. L'effet est peut être un peu trop prononcé.
Je dis clôt l'album, ce n'est pas tout à fait vrai... La ghost track qui suis, avec son côté ballade country, le bottleneck, l'harmonica... la nuit tombe sur les champs du middle ouest américain ! Les choeurs et la mélodie rappellent les thèmes de fin de films américains de la fin des années 50...
Vives recommandations à ceux qui aiment le rock ! Ici on est aux racines du genre, tout en étant une vraie bouffée de fraicheur.
Très belle continuation.