Date d'inscription : 07 juin 2007
Chronique également disponible sur le webzine www.asaprod.com
Désarmant de charme et de simplicité, Lonah signe une brillante musique dans un monde à part avec ses légèretés, ses noirceurs, ses rondeurs pleines ou brisées. Au fond du temps, il y a quelque chose qui attire. Et qui retient.
« Aurore » est une reprise de Binary Mind. Il s'agit d'une jolie introduction, douce, mélodique et un peu triste. Bruitages électroniques et basse en retrait contribuent grandement à l'amtosphère d'un matin qui se lève. Pas de chant véritable, mais des paroles mixées avec un effet radio ou téléphone. Le morceau est reconnaissable par rapport à l'original, bien que ce dernier soit plus froid et plus electro et qu'il ne comporte pas de paroles. Pour les puristes, le groupe avait déjà collaboré avec eux sur le premier album pour Les amants de cristal il me semble.
« Mornings » démarre agréablement. Le mixage est quasi impeccable: basse, guitare et rythmique sont parfaitement liés au chant et au sons du clavier. Après un début relativement calme; la saturation de la guitare installe une atmosphère moins electro. Le chant est très bon, impeccablement maitrisé, les montées dans les aigus ne posent aucun souci et bien que des effets soient apposés sur la voix, le rendu final est très appréciable.
« Fly me » est plus posé, avec un chant en français. La voix opère dans un registre moyen grave et l'on ne manque pas d'observer les nettes améliorations de la chanteuse dans ce registre qui pêchait un peu sur le premier opus. Bref, une grande maîtrise et une grande sérénité émanent de ce titre. Moins mélodique, c'est de la guitare que vient ici une sorte de lumière alors que les autres éléments psalmodient une litanie. Légèrement jazzy, l'on dénote encore le net accent qui a été mis sur l'electro qui sous-tend la voix. L'ambiance est néanmoins réussie, ce qui est une habitude pour Lonah.
« Une nuit » poursuit dans cet electro ambiant. La voix en retrait est néanmoins plus humaine. Le piano et les cordes sont très bien utilisés et ressortent bien de ce maëlstrom à tendance numérique. Très bon morceau encore une fois, mais le mix du chant aurait à mon humble avis nécéssité un peu de puissance. L'univers de cet album est cependant confondant d'homogénéité et l'on sent le travail de composition qui sous tend la réalisation de cette artistique musique lorgnant vers un triprock sombre et ciselé.
« Mascha » possède une basse très sombre qui colle bien avec les paroles. Morceau sombre, mais la lumière est mise en exergue par quelques lignes sonores bien senties. Un grand morceau, subtil et délicat opposant la légèreté de quelques passages vocaux et du clavier à labasse tirant le morceau vers une certaine lourdeur (à ne pas prendre au sens négatif). Certains sons font également penser à des notes très aigues de guitare extrêmement retravaillées.
« Errance » revient à une certaine simplicité. Moins dense, la musique est jazzy mais possède une touche impersonnelle et froide. Calme et vide, le morceau ne dépareille cependant pas dans le concept album. La rythmique se durcit ensuite et la basse se fait plus alerte. Le morceau se veut pourtant assez imperméable et l'on adhère plus difficilement, malgré, encore une fois, les qualités vocales.
« With my mind » est en quelque sorte le tube de l'album. Une perle assurément. Démarrage funky et tranquille. Le chant adopte une mélodie plus difficile mais excelle toujours. S'ensuit une ambiance à la mélodie plus accéssible mais aussi plus épique avec de très belles montées en puissance appuyées par une guitare discrète mais carrément efficace, très vive et réactive. Gros travail sur le son du chant que l'on ne peut qu'approuver. La rythmique est également très variée. L'on retient surtout cette formidable puissance qui se dégage du refrain. L'idée de base, cette montée en puissance d'une mélodie imparable est assez simple mais le travail réalisé derrière et cette variété de sons et d'ambiances que l'on retrouve dans ce morceau nous offre une résultat sidérant.
« Onirisphère » calme le jeu et l'on en revient à ces ambiances étouffées, assez electro. Le chant décolle assez haut par moment, ce qui donne de la mélodie et de l'ampleur au morceau. La musique reste posée, lounge, et donne envie de boire un bon whisky.
« Neige » est excellent. Subtil, racé, entraînant. La guitare est à l'image de tout ceci et ses trilles bien senties ponctuent tout le morceau de ce genre de délicatesses. Le son fut encore une fois attentivement travaillé. La mélodie vaporeuse de ce titre est ainsi travaillée et retravaillée pour un rendu homogène, toutes les traces de sueur ont été nettoyées, le chiffon fût passé et Neige brille de mille feux.
« Urban tale » démarre avec un clavier tendance boîte musicale. Bref, un second retour aux choses plus simples. La voix est un peu plus claire et les légers effets ne peuvent maquiller sa pureté cristalline. Ainsi, c'est ici la voix qui prend le pas sur la structure de la musique, contrairement aux autres morceaux ou elle était, sinon mise en retrait, mais au moins à égalité avec les ambiances procurées par les sons electros. Etonnant, c'est ici que les aigus du chant sont un peu plus difficiles, sans toutefois la moindre fausse note. Qu'importe, ce morceau, le plus simple de l'album peut-être dégage un charme certain.
« Nuestros Huesos » est également scintillante de travail. Textes poétiques, lignes vocales complexes, le morceau est au delà des standards. Difficile à décrire, ce morceau est fort, diablement varié pour un résultat impressionnant et confondant.
« Les droïdes aussi ils font la fête » est marrante et fait retomber la pression. Techno bruitistement mélodique, le nom du morceau colle parfaitement à la musique plus joyeuse, et de façonnage plus simple. L'on imagine les bestioles en question danser des claquettes et se pinter en orgies vidangesques accompagnées de ramonages de la tubulation avec une clé de 12 fièrement dressée.
Une grande réussite, une deuxième grande réussite. Lonah passe le cap du second album avec une lumineuse insolence. Grâce, légèreté, émotions douloureuses, tout dans ce disque est un pied de nez aux difficultés. Plus précis, Au fond du temps concentre ses charmes sur une dimension électronique plus affirmée. Il s'agit à mon sens d'une évolution des thèmes que l'on trouvait sur Pièces avec Les Amants de Cristal, les Effacés et Fractale. Cependant, ce qui relevait de l'expérimentation innocente se veut ici un concept fédérant des ambiances appuyées, prenantes et enfumées. Ce disque est plus sombre, plus grave, plus sérieux. Plus abouti et mature également. L'ensemble du travail réalisé sur les sons, sur la production et le mixage offre un final complexe, varié, aux multiples facettes. Intelligent et construit, ce travail réalisé permet à ce disque de contenir une grande musique subtile. N'oublions pas non plus l'interprétation. Bien que la technique instrumentale ne soit volontairement pas le point d'orgue de Lonah, cette dernière est à la hauteur des ambitions des compositeurs. La voix est plus assurée mais garde sa saveur unique. Beaucoup d'effets y sont apposés et enlèvent un peu de la grâce naturelle de la chanteuse, mais ce sacrifice nécéssaire permet d'assurer une cohérence et une homogénéité, non seulement entre le chant et la musique, mais entre l'ensemble de la musique et les ressentis qui sont voulus y être associés. Bref, un travail dantesque appuyé par des musiciens toujours aussi discrets et importants. Peu de points négatifs, certains reprocheront la direction qu'a empruntée le groupe, mais ceux-là n'auront pas été touché par les ambiances et les images de ce disque. Contrairement à Pièces, les mélodies d'Au fond du temps sont plus complexes et de ce fait moins facilement mémorisables, mise à part la puissance With my mind. Cependant, cela montre le travail fourni, la dimension plus grande qui entoure des morceaux plus ambitieux et durables. Non, ce n'est certes pas un mal, juste une éternelle redécouverte. Lonah s'affirme, grâce à des choix importants comme un groupe d'artistes à l'univers personnel et original. Sans fausse note, mis à part cette « Errance » plus difficile à intégrer, ce second album marque une nette évolution. Mais plus encore, l'on en revient à ces ambiances, ces atmosphères intimes et rêveuses qui sont véritablement la marque de fabrique de l'industrie Lonah. Plus encore que sur le premier disque, Au fond du temps propose des émotions moins décousues, conçues comme un ensemble artistique, musicalement, vocalement, textuellement et visuellement. Car comment ne pas mentionner le packaging de ce disque, disponible toujours gratuitement sur Jamendo.com mais aussi en un superbe livret+disque d'une petite quarantaine de pages reflètant de manière complémentaire le monde de Lonah grâce à des dessins, des illustrations, des montages. Pour 13 euros, le groupe assure une solide promotion et garde une honnêteté non feinte. Avec cette autre support artistique, Lonah sort de ce carcan musical pourtant tellement ample qu'ils ne l'ont pas encore rempli. L'univers de Lonah est en effet proche en ce qui ne concerne pas la musique de ce que j'appellerai « L'étrange noël psychédélique de monsieur Bilal » Comprenne qui pourra. Je ne peux en tout cas qu'applaudir cette démonstration de savoir-faire, cette oeuvre ciselés avec soin et moults heures de travail. Le résultat est un joli voyage dans le monde de Lonah, une promenade par un temps un peu froid, juste quelques pas reposants. Le futur de Lonah s'annonce radieux, le groupe possédant un dynamisme artistique explosif mais pourtant maitrisé. Le troisième album sera à mon sens une réussite encore plus grande et plus mature, Lonah apprenant tellement vite, grandissant artistiquement tellement vite. Lonah garde cet amour des phrases à la jolie tournure et leurs offre un écrin nocturne. D'après ce que je ressens, son âme reste cependant intacte au fil des morceaux du premier et du second album aussi suis-je sur que le groupe saura continuer à faire rêver, à inviter dans ses farandoles d'un autre monde qui existe certainement. Il suffit d'écouter, encore et encore Au fond du temps et déjà nous sommes ailleurs, là ou c'est plus beau.
Note générale: 4,5/5
Production: 4,5/5 (autoproduction)
Packaging: 4,5/5
Style: electro triprock
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« Artiste » est onirique. Tempo ralenti, basse tranquille et batterie posée. Chant envolé, suave et fort. La guitare n'est pas loin, saturée mais pourtant éloignée. Tout est doux ici, les roulements de tomes, le chant ennivrant. Plus rock, le morceau se durcit ensuite grâce à quelques effets vocaux plus sombres et devient plus carré, rendu plus doux par quelques notes de piano. Que des choses simples, mais liées en un tout prenant, planant, convainquant, autour de cette voix aux mots justes.
« Catin d'harmonie » se veut plus directe, avec une guitare plus rapprochée. Le chant est toujours aussi irrésistible et si le morceau se veut plus formaté, plus calibré, il n'empêche qu'il fait mouche dès la première écoute. Refrain imparable, paroles savoureuses et encore une fois, cette ambiance vaporeuse, patchwork de piano, de guitare brute. Ambiance enfumée et quelque peu jazzy, l'on se prend facilement à scruter les lèvres de Raphaëlle pour reprendre avec elle les paroles. Cuivres discrets et utiles, le morceau se déroule, les paroles coquines nous emmènent pour une douce promenade au charme enjôleur.
« Paris la mort » est un poème récité sur un piano. Plus subtil, doux et personnel, ce morceau n'en reste pas moins d'un accès aisé. La mélodie est conquérante, simple et accrocheuse. Un léger clavier ajoute une touche carillonnante et lumineuse qui contraste avec la basse plus sombre et profonde et les percussions aux bruits sourds. L'on ne manquera pas de saluer le chant toujours aussi juste et aérien. Personne n'en fait trop et c'est encore une fois une réussite.
« Crépuscule » démarre ave un piano nettement plus sérieux, plus ambitieux et arrogant. Cette intro passée, le chant s'envole et déclame ce qui s'avère être un poème d'Apollinaire. Rythmé par un tic-tac d'horloge, le texte rend bien. Aucun souci dans les montées vers les aigus. Un violon se fait parfois entendre. Le chant est un peu plus malaisé dans les moyens et les graves du refrain, mais la mélodie et le feeling contrebalance largement ces défauts riquiquis. Contrairement à Catin d'harmonie, ce titre se veut plus doux et trainant, mais le résulat est tout simplement beau.
« Les amants de cristal » est plus électro, plus ambiant. Par delà les samples et les instruments, c'est encore une fois la voix qui lie le tout. Performance vocale, ligne de chant aérienne aux sonorités parfois infimement dépaysantes, le tout se veut calme et évoque une rivière s'écoulant dans une forêt. La longueur du morceau ne dérange pas, comme une bonne ambiance qui perdure.
« Les effacés » garde encore une fois un tempo assez lent. Un piano mélodique se greffe sur un chant plus alambiqué qui relève plus du murmure et de la lamentation. Le morceau se révèle plus difficile d'accès, plus imperméable à l'image de ces samples de voix peu enjouées. Néanmoins la qualité est là, complexe certes, mais ce morceau garde une personnalité forte malgré une certaine sensation de vouloir s'égarer un peu trop loin, là ou nous ne sommes pas invités.
« Fractale » revient à quelque chose de beaucoup plus simple. Le clavier simple, mixé en retrait, est accompagné d'une rythmique également épurée. Le chant lui même est parlé et parfois en anglais, après une jolie envolée vocale. Le morceau peine un peu à séduire, mais l'on reconnaît sans peine l'ambiance personnelle du groupe. La gratte reprend par moment la mélodie du clavier. Relativement expérimental, ce titre quitte le schéma de la mélodie et des accroches envoutantes pour essayer d'autres ambiances. Malgré tout, le résultat est loin d'être ininteressant.
« Keep walking » est groovy avec une basse franche. Le chant contraste en gardant cette légèreté. La gratte est également plus directe. Bref, le morceau est moins déconstruit et la rêverie générale se veut plus entourée, plus cadrée par la section rythmique. Bref, moi qui ai bu beaucoup de Keep Walking dans ma vie, j'apprécie le morceau et son titre.
« Smoking » est une petite perle, particulièrement au niveau musical. Cuivre et basse offrent un beau tempo sur lequel le chant continue de captiver. Jazzy, groovy, le rendu est excellent et le disque reprend du poil de la bête. Très construit, ce morceau ne se perd jamais mais ne rompt pas non plus avec la personnalité de l'ensemble. Interprétation carrée, basse et sax au taquet, chapeau.
« Ombre » revient à la simplicité ensorcelante. La tessiture plus grave et moyenne est ici bien utilisée et un peu mieux maitrisée. Voix et carillons, voilà tout et il n'y a guère besoin de beaucoup plus pour enchanter.
« Visage d'ébène » clôt la galette numérique avec un bel exercice vocal. Percus et piano forment un piédéstal ambiant afin de permettre au chant de décoller. L'on en revient à ces ambiances diluées pourtant encadrées de manière plus franche grâce aux percussions au tempo constant et au piano qui ne se perd pas. Le morceau ne se perd pas en chemin et fait son boulot. La guitare offre un beau travail sur la fin du morceau.
« Le roi se meurt » est un nouveau pont entre la littérature et la musique. Le roi en question est donc Béranger I et l'on retrouve ce larron dans la pièce de Ionesco. Quant à la musique, elle est belle, douce, se mariant encore une fois très bien avec le chant. Les petites trilles de piano sont agréables. Face à l'inéluctable, Béranger se rebellait avant d'accepter son destin. C'est un peu pareil pour nous, cherchons, cherchons les défauts, nous ne pourrons qu'aimer Lonah. D'ailleurs, tout nous rappelle sans cesse, guitare, piano, batterie, saxophone, violon, chant, que Lonah, c'est beau.
Bref, un excellent album rempli de bons et jolis moments. Musicalement artistique, Pièces, parfois décousu, parfois recousu possède tout de même quelques défauts. La composition s'étire parfois (rarement) un peu trop. Un ou deux titres sont moins faciles d'accès mais cela ne remet pas en cause leurs qualités. Ceci est particulièrement valable pour Les Effacés et Fractale, bien qu'ils participent évidemment à la congruence de l'ensemble. L'on ne jettera aucunement, ni blâme sur ces morceaux, ni ces morceaux aus orties mais disons que l'état d'esprit nécéssaire à leur absorption ne s'atteint qu'après moults grammes (d'un peu de tout). Malgré tout, cette critique n'est qu'anecdotique comparé à l'ensemble de l'album. Lonah fait avant tout de la musique pour Lonah. La chance, notre chance, c'est que nous aimons nous aussi ce que fait Lonah et nous disons grand merci à Lonah de donner la musique de Lonah à qui n'est pas Lonah. Et tant pis pour nous, grand malheur à nous si nous avons un peu de mal parfois à suivre Lonah. Heureusement, Lonah, dans sa promenade, s'arrête, attend que nous revenions et repart et cette fois ci, nous n'allons pas nous laisser distancer. Car, quand on y regarde bien, sommes-nous saisis et touché par Lonah? Faisons-nous bien attention à la technique qui se trouve dans Lonah? Attendions-nous vraiment de la double, des septolets, des descentes de tomes, ou des anacrouses marquantes? En vérité, toutes ces questions n'ont pas d'importance. L'on peut disséquer, mais l'on ne trouvera pas grand chose. Car Lonah, c'est un peu de vent et beaucoup de travail. Et du travail qui paye, du travail d'artiste, de celui qui façonne le simple à la sueur du front. Derrière les secondes planantes, se cachent les heures, celles qui effacent les ruptures, celles qui gomment les instants ou l'on sort de la musique. Car Lonah ne fait pas dans le conventionnel mais dans la rêverie. Dans la moquerie aussi. Au moment ou l'on veut leur repprocher leur esbrouffe, un point de doute s'empare de nous. Et si c'était notre faute? Lonah est une charmante alchimie, une science et un art, encore pur et frais, peu corrompu. Lonah joue avant tout sur le feeling. Dotée d'une chanteuse à la voix captivante et qui sait largement faire oublier ses imperfections, la musique entraîne et enchante grâce à des musiciens subtils, prudents, compétents et délicats. Les côtés positifs de Lonah sont largement plus nombreux à cataloguer mais aussi plus difficiles à exprimer. Au fond, une chanson de Lonah c'est comme une bulle de savon, parfois les couleurs qui dansent à l'intérieur captivent et hypnotisent, néanmoins, à certains moments elles en sortent et quittent la parfaite rondeur de la bulle. Bref, l'on pourrait disserter longtemps, chercher les petites bêtes mais au final, comme c'est moi qui ai la parole, je dis juste que j'aime Lonah parce que c'est beau comme un charme.
Note générale: 4/5
Production: 4/5 (pour une auto-prod)
Packaging: -
Style: electro pop rock
Un bon ep, assez varié dans la composition et l'interprétation. Mention pour le chant, très bien utilisé, riffs simples mais aux petits oignons, grosses rythmiques très dynamiques. Fan des solis, j'aurais apprécié quelques envolées, mais il faut reconnaitre que cet ep n'en nécéssite pas pour séduire. Le tout est plutôt carré mais le mix le dessert un peu. Le sérieux qui se dégage de cet ensemble est très plaisant. Du bon travail pour un death mélo assez barré. Saluons également le côté personnel qui se dégage du tout. A suivre (moi j'ai tout téléchargé)