Administrateur des artistes : The Melchiades Estrada Band
Site web : http://www.myspace.com/themelchiadesestradaband
Date d'inscription : 08 janvier 2007
Many thanks for your music, i feel your love for the planet.
Très beau. Je retiens ces passages avec la voix, qui me rappellent Ligeti (pour ceux qui ne remettent pas bien Ligeti, c'est sa musique qu'on entend dans les fameuses scènes du "monolithe", du film 2001, l'Odyssée de l'Espace...). Mais ici, l'artiste fait osciller la note plutôt que de jouer sur la force libérée, les montées démentes et très expérimentales de Ligeti. C'est un petit vent qui tourbillonne et semble chanter doucement, pourtant c'est déjà la menace d'une tempête. Pour moi voilà le motif du single, peut-être par nostalgie... Par contre je souhaiterais (pour Noël) que Thierry Link nous livre des albums plus complets avec la cohérence dont il est capable. Merci pour la musique.
Oui, terrible. Loin d'être parfait, puisque, comme à chaque fois que j'aime bien, je voudrais refaire çi et ça à ma façon (c'est un tic). Mais voilà, aussi chimérique que celà puisse paraître, c'est à une sorte de "métal oriental", mais post-moderne déjà, carrément futuriste et tout dubaïesque, auquel nous avons affaire ici. Un mirage fou, une vision d'enfer qui mériterait une satanée production et des arrangements dignes de ce nom. Malgré tout le son est quand même au rendez-vous et ce single, à mon sens, vaut son pesant de cacahuètes question "dépaysement" et "images procurées". Une musique très sombre mais intriguante. Merci.
Des rythmiques stéréo "lounge" et "triphop" utilisées avec méthode, ça vous change la vie. Absolument anticonformiste, invendable et pourtant "pop", beaucoup d'anachronismes ici génèrent une musique atemporelle, et ce mélange entre l'électro minimaliste et les voix aux penchants "psychédéliques" est agréable, et lorsque la tendance s'inverse et que les voix se font plus modernes, c'est la musique qui semble remonter le temps et le contraste qui en découle est captivant. Les compositions sont de bonne facture et les arrangements soignés, il n'y a pas de surcharge, ce bon vieux sentiment d'aimer à découvrir chaque titre m'a parcouru, ce qui est quand même devenu rare. En général on n'écoute pas un album jusqu'au bout, ça se voit avec les stats... Cependant, et celà à moins d'avoir la chance de rester dans le lit, il est déconseillé d'écouter cette musique le matin, sous peine de retomber dans le coma. Merci.
La particularité de cette impro, c'est le mélange entre l'ambiance guitaristique à la Grandchester Meadows de Pink Floyd, mêlée au saxophone qui orientalise le tout avec ses différents modes, effaçant les aspects mineur et majeur de la guitare et faisant de la musique une sorte de mirage. J'ai passé un bon moment, merci.
Ist gut ! du Tracker oui, mais en Chiptunes ! Alors je ne sais pas si c'est du travail récent ou des archives mais il y a beaucoup de couleurs, on peut vraiment dire, et sans péjoration, qu'il s'agit de "musique d'ordinateur". Très sympa !
Bien, je n'ai rien à dire, je n'appécie guère le déséquilibre inexplicable entre la pochette et la musique. Je n'ai rien à ajouter.
Je ne sais pas à quoi ressemblait le morceau "ROTATIVE" de Jean-Pierre Mounier, mais là j'entends ce que j'entends lorsque je vais au supermarché. Ce n'est pas grand chose, mon cher SebuZ, ça passe le temps, ça peut aider à se rappeler la liste des commissions, à la rigueur. Je préfère de loin le silence, tant qu'à choisir. Pour les supermarchés, par contre, c'est tout bon : on n'entend pas les gens péter, renifler, râler et cogner leurs caddies, et surtout, leur saloperie d'impatience à la caisse avant de rentrer à la maison sévère. Ma foi, je mets la moyenne.
Un craquement, un tabouret, un piano. Un enregistreur, à la limite. Nous sommes dans la tête d'un homme, il nous parle d'amour avec ses doigts. La pièce est profonde, romantique, pluvieuse, urbaine il semblerait. On marche sous la pluie, les yeux dans l'horizon étroit et sans issue d'une rue du vieux Paris, on remonte le temps plusieurs fois, jusqu'au pont des Soupirs, la musique est ressassée comme si cette étreinte et cette déchirure avaient toujours existées. Le temps en fera son affaire, et on est tout grelotant de froid jusqu'aux dernières notes arc-en-ciel. Merci.
Après une étrange reflexion, s'il me fallait partir sur une île déserte, et que je ne devais emporter avec moi qu'une seule musique, ce serait la musique de Fanfan l'Eléphant. Cette musique est très proche de son auteur (je ne vois pas les influences), et elle est entourée d'un océan aussi tranquille qu'effrayant. Les notes semblent se "courber" et changer d'aspect dans une sorte de refraction lumineuse, c'est très mystérieux, ça me fait penser à une forme de vie évoluée et "silencieuse", comme un rêve tangible et futuriste, quelque part dans cet Atlantide si cher à l'auteur. Une musique qui n'a pas besoin de technique, qui n'a pas besoin non plus d'un son pro (celà ne changerait rien), une musique qui ne triche pas et qui se fait l'echo d'un coeur d'enfant. Malgré toute cette douceur (trop, pourrait-on dire, mais on n'est jamais assez doux), Fanfan est un des rares musiciens à n'en faire qu'à sa tête, ceuillant le Beau et le Doux, à son rythme, et nous offrant le meilleur de ses sentiments. Merci Fanfan !