Administrateur des artistes : AWAKEN AWAKEN : the past archives Gilles Snowcat
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Date d'inscription : 30 juin 2007
DYNAMIC INHERITANCE
Mudit Sood comes with a techno single with nice soundscaping and a slightly peaceful atmosphere.
A Ride To Exosphere: it evoques me a kind of 3-D monorail, like we find in some amusement parks or Japanese TV shows. It's somewhere between relaxation and speed, or relaxing inside a monorail.
A Ride On Razor's Edge: the gunshots and other sccary noises quickly leave for what reminds me of the new-beat movement in 1988-89. I always think a deep voice will appear to offer us to taste some acid fruit. The acid bass coming at 3:11 is... delicious. It ends like it started: with a gunshot.
A Ride In My Mind: the less peaceful piece, a bit darker than previously, though hardly aggressive. Short.
With good atmospheres like that, my only regret is that the songs are a bit short, they end just when the mood starts to settle down.
À première vue, ce n’est pas ce que j’écouterais spontanément, mais je me suis souvent surpris à me remettre ce tueur à gages dans les oreilles au point d’avoir la mélodie accrochée dans un coin de mes neurones. Les guitares sont délicatement sympathiques, tout comme la batterie et je dois dire qu’il y a « quelque chose », un peu comme un joyeux bordel vaguement organisé. J’apprécie aussi que les presque 6 minutes permettent à l’ambiance de s’installer. La pochette est très belle et ajoute à l’univers un peu BD de la chanson. Sympathique découverte !
Boum ! C’est signé Muz, une ouverture qui n’en est pas une, presque brutale, qui nous met immédiatement dans le bain. « Disenchanted overture » martèle sec et déroutera qui n’est pas déjà dans l’action. Les tiroirs s’ouvrent et se ferment, et puis la voix fantomatique ne laisse plus aucun doute : on suit ou on reste au bord du chemin. Muz ne fait pas de quartier. « I will show you my dream » vogue dans d’autres eaux, plus new-wave avec sa guitare si typique et sa voix de plus en plus assurée dans le non-assuré assumé. Pas de voix pour « Show me » une douce instru qui préfigure « The book of Laura », un livre dont chaque page renierait la précédente, tout en restant dans le style de Muz (le solo de synthé par exemple). Après l’état dans l’état, voici l’album dans l’album. Laura joue avec ses miniatures. La finale est très jolie, la page se tourne une dernière fois et vlan, pas le temps de reprendre ses esprits qu’on part en voyage, aller-retour : « A round trip ». Le train sifflera autant de fois qu’il le faudra, Muz chante une fort belle mélodie, délicatement soutenue par une guitare et de doux synthétiseurs. « Comet tale » voit la voix de Muz se faire pote avec un Mellotron et les deux chantent de concert (au fait, à quand Muz live ?), sur une rythmique acoustique. L’orgue qui suit est, disons, Banksien, avant de céder le pas à une guitare qui hache tel une masseuse survitaminée qui aurait fait ses classes chez Schwartzie dans une piscine de Red Bull. « Into the mind castle » est plus synthétique, on dirait des fils de nylon sur lesquels Muz sautillerait tout en se balançant d’une vague à l’autre. Est-ce cela le château de l’âme ? Ouch, l’âme pure est-elle malmenée ou entends-je une méchante boîte-à-rythmes qui saccage tout sur son passage ? L’arrivée du piano sur fond de euh, comment décrire ça, bref, c’est plutôt joli. Les cordes synthétiques remettent les pendules à l’heure, l’âme se repose dans son château. Bon, puisqu’on a retrouvé la voie de la sagesse, pourquoi ne pas aller faire un peu de shopping ? « Shopping addiction » lorgne un trop court instant vers le jazz de l’époque où les géants sur style s’amusaient à expérimenter et à choquer les puristes. Quincy Jomuz, Herbie Muzcock, Muz Davis, fais-nous des morceaux de ce style en plus long pour le prochain album. « Swamps thinks » nous ramène à la gratte acoustique et ce Mr Swamps pense visiblement à son mellotron. La mélodie de voix est presque classique, presque non-Muz, et il me vient de me demander ce que donnerait une reprise chantée par Muz. A méditer. Deux guitares, deux pôles, « Bipolar bear » devient soudain électrique. Ours polaire, donne-nous de la glace pour une petite vodka au son du fort désuetement joli « Smirnoff orchestra ». Saut dans le temps, la technologie synthétique mène à « To infinity and beyond », très réussie pièce quasi-tangerinedreamesque. Et pour terminer, Muz nous gratifie d’un orgue techno sur une mélodie ‘vieille France’, le mariage nous donne « Foxy end ». Rusé comme un renard, le Muz, en bon brouilleur de pistes qui se respecte...
Although the voices are supposed to induce a dark mood evoking the cold of an old cave, the main atmosphere is extremely relaxing and clouds of colors come easily to my mind. The piano is not especially melodic but not too abstract either. It creates moods like a painter would. Good discovery.
...many things happen inside of it, within 3:59 short mins. Surprising, yet easy to listen.
Ce qui m’avait un peu gêné dans l’album précédent a disparu ici : certes ça reste propre mais plus trop. Certes les plages sont courtes mais ne donnent plus cette impression de teaser, de « hi hi hi, j’ai offert 10 secondes, il faudra acheter les 90 autres ». Voici enfin un vrai album.
Ta palette sonore est vraiment intéressante et les voix bizarres, un peu étranges au début, font vite partie intégrante de la musique. J’ai l’impression que tu es passé dans une autre dimension : tu as gardé la recette du précédent album mais ici les ingrédients ont bien pris et le gâteau est délicieux, plein de couches différentes mais toujours bien mariées l’une à l’autre.
J’ai du mal à faire une chronique titre-par-titre, néanmoins. J’ai malgré tout noté un petit air de 90125 (« Changes ») à la fin d’ « Angry Son ». Ne serait-ce pas « Ander Son » à la place ? J’ai aussi noté un rythme très cool : « I Am A Number ».
A réécouter encore et encore.
"This Friendship" est un album concept, et T.c.k nous offre une explication de l'histoire. Bien. Mais comme souvent avec les albums instrumentaux, les images se forment d'elles-mêmes, et les mots ont un peu de mal à la guider, tant la musique a de force en soi.
La très jolie pochette donne le ton, ce sera de la neige. Mais ça s'arrête là. Enfin, si on veut. En tout cas, ayant lu les explications du concept après plusieurs écoutes, je n'ai pas lié les deux ensemble. L'album m'a donc emmené dans une sorte de mélange rêve-documentaire aux sensations mixtes...
Si ce n'est un passage ou deux (ou trois), l'instrumentation et la composition s'effacent pour faire place à un climat. Priorité aux évocations. Le musicien sommeillant en chaque critique va se laisser bercer, oubliant d'analyser la complexité, la texture, ou la marque du synthé qui fait telle ou telle mélodie.
Car des mélodies, il y en a. Répétitives (rien de négatif dans cet adjectif) comme de petits motifs qui se développent gentiment sur des rythmes toujours doux comme une glissade sur glace, à laquelle on aurait enlevé toute rugosité.
Les images vont au ralenti, pas le ralenti des mouvements glacés par le froid, mais plutôt celui, un peu moins naturel, des films aux beaux effets artistiques, mais effets si bien intégrés qu'ils en deviennent réels. C'est ça que m'évoque "This Friendship" : de la glace qui a la couleur, la froideur, l'éclat, le lustre de la vraie... mais un chromosome de matière plastique, parachuté tel du pollen transporté par un vent chaud qui n'avait rien à faire là. L'hiver de T.c.k est beau comme un hiver que les moins de (xx âge à remplir en fonction du vôtre) n'ont pas pu connaître, mais comfortable comme un jeu vidéo dans un salon cosy.
La comparaison est parfois difficile, tant les images dominent la technique. Certes les thèmes de "Meeting Ebe In Wood" et "I Watch Ebe Sleeping" ont un côté génésien, banksien, certes la timide boîte-à-rythmes est un clin d'oeil à une époque tangerinedreamesque, mais ce ne sont que des impressions fugaces.
Faire une chronique titre-par-titre semble presque hors-contexte, j'ai du mal à voir ça comme une succession de pièces : c'est un tout, plus évocateur que réellement hypnotique (même si la frontière est parfois mince), qui me procure une sensation, peut-être pas de bien être absolu, mais un peu comme ces rêves qu'on est content d'avoir eus, qui laissent une sensation agréable pour le reste de la journée, un petit goût de nouveau habilement mélangé au confort de nos habitudes réconfortantes.
Merci de m'avoir branché sur cette oeuvre hivernale au printemps, ce saut de saisons est un dérivé des voyages dans le temps que la musique nous autorise si facilement.
At first, I wonderedif it would be only electronic noises, but very quickly I got caught by the atmosphere and even felt a start of hypnotic mood. Good job !
Nous sommes dans l'ère du faux et il faut/x l'accepter : la fausse Mini, la fausse Coccinelle, la fausse Fiat 500... maintenant le faux "Compte à rebours" ? En effet, les maths sont mises à mal depuis la sortie des faux Star Wars : on sort le 4 avant le 1, le 6 avant le 5 et le vrai avant le faux. Sousbock s'inspire de son maître Yoda et nous sort désormais ses albums dans le désordre, tel les chiffres du Lotto, avec ou sans numéro complémentaire (à quand "So for now on" en bonus disc ?). Nous voilà prévenus : le nouvel album est en fait un antécédent de "Parenthèses", qui était pourtant le... premier.
Alors, simple réédition ? Non puisque tout est neuf. Enfin presque. Sousbock réécrit l'histoire, tel Ozzy Osbourne effaçant les pistes de basse et de batterie d'un de ses vieux albums pour le remaster, Sousbock repèche des vieilles pistes et les mèle avec des nouvelles. Le résultat n'est pas gènant pour qui découvre Sousbock pour la première fois (pléonasme, on découvre toujours la première fois), mais pour les vieux croûtons (salut Gil Jourdan !) qui ont suivi le groupe depuis 9 ans, ça fait un peu... bof... mais "bof" plus pour le principe que le résultat. : en fait l'album se laisse écouter sans qu'on y pense trop. Toutefois, c'est aussi crédible que les faux duos Céline Dion / Frank Sinatra par grand écran interposé. Le professeur est d’une autre génération, peut-être. This is the 21st century, inutile de bouder son plaisir. Toutefois, je ne peux pas m'empècher de trouver cette révision un peu limite.
Voyons plus en détail...
01.Mélancolique Obscurité : 7/10
Une de mes 3 chansons préférées de SousBock. Et pourtant, cette fois la pilule a du mal à passer. Déjà je ne l'aurais pas mise en intro, mais plutôt vers la fin, genre en avant-dernière plage. Elle a un côté intense qui à mon sens doit venir après être préparé, un peu comme une récompense, comme "Un mirage" sur l’album suivécédent (néologisme s’appliquant à Sousbock et Star Wars pour désigner ce qui suit et précède en même temps).
Ensuite, l'arrangement est devenu plus pataud, la chanson se traîne un peu et perd de son sens. Puis ce mélange de sonorités comme avant et de nouvelles ne me branche décidément pas, mais c’est parce que j’ai écouté l’ancienne version assez souvent. Je suis donc mal placé pour en parler. Ou alors très bien placé ? Ca me fait l'effet des samples des rappeurs, sauf que chez eux ça passe mieux car dans un contexte de piratage en soi. Tu me diras que McCartney, Starr et Harrison on joué sur une vieille bande de Lennon et que je ne m'en plains pas. Oui mais... les Beatles, c'est plus facile de leur pardonner. :)
Je suis retombé récemment sur une version acoustique (de "Mélancolique obscurité", pas de "Free as a bird" :D ) et ça passait bien, malgré la guitare un peu approximative. Comme quoi un excès d'arrangement peu tout gâcher. L'alchimie est sujette aux dosages délicats.
Le texte est bien par son évocation de l'ultra-moderne solitude (hi hi hi) mais pas bien par ses rimes, un peu trop évidentes. Dommage que tu fasses des rimes pourries avec des sujets sympas alors que Bénabar fait de bonnes rimes avec des sujets de merde.
02. Aussi Loin d'Ici : 9/10
Première bonne surprise de l’album, voici la petite soeur de "Quelques coups bas de plus". Arrangement direct et net, petit piano sympathique, chant expressif, et surtout compo qui va quelque part. Le texte a ses moments, mais reste encore, à mon avis, un peu forcé par moments. Je ne veux pas faire genre Eric Naullau mais quand même : "L'absence est présente / L'hiver a souri / Brûlure clémente / L'enfer est ici", c'est pas un peu constipé comme rimes ?
03. Un Homme Sans Visage : 8/10
Après les nuits sans Kim Wilde de Voulzy, voici l'homme sans Visage, qui se fond dans le gris (ah ah ah, Visage, fade to grey, ah ah ah, avec des feintes comme ça je vais finir en Muriel Robin mascul... euh, maubvais exemple). Et en effet, aucune trace de Mr Midge Ure, on tend plus vers un autre Steve, Silmarillion m'était compté (et non pas Comté, bien que nous soyons en terrain bargiesque). Oui, pas de mystère, Hoggy-les-bons-tuyaux (enfin, comme sa femme s'est barrée, on peut penser que son tuyau a eu quelques ratés...) a encore frappé. Certes il laisse Bargio décider de sa setlist, mais en échange il le vampirise et l'influence tel un alien contrôlant la pauvre Sigourney Machintruc dans ses films pourris qu’on dit "cultes" pour pas dire "merdiques", c’est l’époque, que voulez-vous...
Là où "Cicatrise" avait un côté mère de violence kwaaa, l'homme sans visage (Mud dira que c'est toujours mieux qu'être une Homme Sans Bite) visite la Hogarthie (démocratie dictatoriale londonienne) sans visa ni ADN (ça c'est pour faire 'achement intéressé par l'actualité) mais sans trop s'en imprégner.
Heureusement, car cela aurait fait flop. On ne fait pas du Hoggy si on n'est pas Hoggy lui-même. Et "UHSV" remplit son rôle : le Professeur passe un bon moment au milieu de ces arpèges qui descendent et mènent vers un Mellotron voix aussi faux ( = fake, pas out of tune) que sympa. Le texte ne souffre pas du syndrôme de la rime facile (inopérable) et tout cela est fort bien, cher ami. Enfin un texte digne de certains anciens, quand tu racontais des histoires ("L'inspiration", "Cuisinier blues"). La voix me rappelle l'immaturité de certains chanteurs dans leur jeunesse. Et c'est une qualité. Le petit synthé très moderne dans le fond est cool.
04. Entre Toi Et Moi : 8.5/10
Et dire qu’il y a des mauvaises langues pour dire que le tonnerre a été piqué à Parenthèses" : bandes de cons, si "Parenthèses" est le troisième album, comment voulez-vous que le premier s’en inspirasse ? Et la chanson ? Tiens, un nouveau musicien qui apparaît, l’air patibulaire et la barbe empruntée au George Michael des années 80. Bertrand Cantat à peine libéré a déjà rejoint Sousbock ? Oups non, c'est Oreille, toujours fidèle à son look d'artiste torturé comme on en trouve à la pelle dans "Sous le soleil" (oui, le Professeur a Ses références, et si vous n'aimez pas, la prochaine fois Il citera Derrick -Sa série préférée-. Ah les épisodes de la fin des années 70, pantalons disco, BMW série 5, téléphones à cadran...) J'ai dit TELEPHONE ? Non rien... Message subliminal, en fait. Du Noir Désir alors ? C’est bien rock. Nadine T., fan des Sousbocks, nous dit "C'te chanson, 'taing cong que ça fait l'effet d'une baffe, même si c'est pô la Cantate de Bach, peuchère !". Laissons la truculente Nadine T. de côté (oh oui, reste où tu es, Nadine) pour nous intéresser aux deux voix, à ce Sousbock quasi-rock, qui parle dans l'hygiaphone quand l'argent trop cher est vraiment trop cher. Texte mèlant une fois de plus rimes dignes d'une Lorie sous amphètes et moments plus classe. Au fait, puisqu'une gifle Cantat-Nadine Trintignant semble difficile à réaliser, ne pourrait-on pas envoyer William Leymergie à Madame-Gnan-Gnan ? Invitons-la à Télématin, et Bill L'Etrangleur se chargerait de terminer le boulot. Mais ça nous éloigne de notre sujet, les Sousbocks. En fait c’est dur de parler d’ "Entre toi et moi", mais j’aime vraiment l’alternance couplets-refrains, les deux voix limite bouillon comme un débat avec JP Elkabbbbbach (le journaleux qui interrompt ses invités jusqu’à ce qu’ils répondent ce que Môssieur veut entendre.), les grattes, etc...
05. Inexaucé : 6/10
Le passage angélique ou heavenly du cd. J'aurais préféré que ce soit un passage de chanson plutôt qu’une chanson en soi (pas en fil de soi pour autant, ahahah, mon dieu, je me guybedossise), en fait. Parfois le chant donne l'impression de s'étrangler un peu... ou alors c'est que ça a été enregistré au studio de Télé Matin ? J'aime les ingrédients de la chanson, mais la sauce a un peu de mal à prendre. Ca me fait l’effet de Genesis en 98, qui jouait le solo de FoF comme ça, sans rien. Imagine Marillion qui jouerait le passage planant d’ OoTW tout seul. "Inexaucé" provoque cette sensation bizarre chez le Professeur.
06. Réminiscence : 8,5/10
Tiens j'ai confondu avec "Insomnie", autre hit de la préhistoire sousbockienne. Sans rire. Bel enchaînement avec "Inexaucé". C’est même assez beau comme compo, le piano, le mellotron. J’aurais bien vu un solo de Robert Fripp dans le passge instru. Et amusant, lorsque la dernière note est venue, je m’attends à entendre... "Squonk" !! Le"Entangled" des Sousbocks ? Nooon, William Lemeyrgie, ne t’énerve pas, on a dit "Entangled", pas "EntRangled" !!! Pfouuuuh, çui-là, faut le tenir !
07. Réparer mes erreurs : 8/10
Ah j'aimais bien celle-là dans le temps (que le Professeur était jeune et fringuant comme Hortz Tappert), son refrain d'enfer... y avait même un remix électro. Mais... qu'entends-je ? C'est juste le même texte pourri sur une une autre musique ? Où qu'elle est la compagnement d'avant ? (oui je dis "la compagnement" et non pas "l'accompagnement" et je vous emmerde, OK ?)
Mwouais... mais bon, les percus, les synthés, les cloches, et tout ça, ça sonne bien, genre BONNE variété. Mais les rimes sont toujours aussi forcées. Même pas peur de réparer tes erreurs ? Quitte à refaire la musique, une refonte du texte aurait été la bienvenue. "Pas d'électrocution sans une stimulation / Ni de compte à rebours qui ne vaille le detour / L'envie te revoir sans en avoir l'espoir / La pire de mes souffrances mon plus profond silence"... (regard embarassé) Le gars qui a écrit ça est le même qui a critiqué "Lycée Nase" ?
08. Fil de soi : 9/10
Deuxième bonne surprise, Sousbock fait dans la finesse et cette fois le fait bien. Je ne suis pas fan fan du sujet, tristesse après la perte d'une amitié, bof... moi ça me réjouirait plutôt, mais chacun son truc. Bon, c'est bien torché et bien chanté. Tiens ça m'évoque un peu l'"Hôtel des insomnies" de Chamfort. Le faux CP80 et le faux Taurus sonnent plus vrai que nature. A quand une fausse Fiat 500 qui fait le bruit sympa de la vraie ? Oops, comment ai-je pu vanter une voiture à carbu en plein Grenetruc de l'Environnement ? Mon dieu, une Fiat 500 ça polllluuuuuue du CO2 que c'est pas zentil tout méssant comme le méssant Eric Zeymour qui aime pô les zentils cyclistes. Et ça vous fait rien de savoir que dans 30 ans le chanteur de Tokio Hotel ressemblera à Derrick ?
Tiens j’ai un problème pour parler des chansons que j’aime le plus, ici.
09. Globerêveur : 9/10
Troisième bonne surprise, "Globerêveur", cet ancien candidat à la mort violente, trouve enfin sa place. Plus qu'une respiration, c'est simplement là où il faut quand il faut et comme il faut. Comme "Chez moi" précédemment. (Euh, enfin : suivamment)
10. Amnesia : 6.5/10
Ze hit of Sousbock. Ca commence à devenir connu. Enfin, je veux dire que je commence presque à m'en lasser un peu. C'est la combientième version ? Malgré un texte rimant plus juste que la moyenne (comme les vieilleries sousbockiennes en général), malgré un bon arrangement, je sens qu'"Amnesia" va finir dans la culotte de Marc Ysaye avec "Stairway to heaven" et "Roundabout", et donc dans un concours d'Air-Guitar (le truc le plus débile, ridicule, ringard, con, abrutissant apparu ces dernières années. Qu'est-ce qui est pire : la soudaine passion des cons pour le rugby ou l'air-guitar ? L’enquête continue) J'aimais bien la version anglaise. Pas vous ?
11. Solitudes nocturnes : 7/10
Eh eh, il y a du monde. Dis-donc c’est le grenelle des Sousbocks ou quoi ? Tu dis que c’est pas chiant malgré 9 minutes et 3 accords ? C'est vrai. Mais c'est pas "House" non plus. C'est décent et les soli passent relativement bien, surtout le dernier (clarinette) qui a un petit cachet particulier. L'ambiance est intéressante, mais ça fait un peu Canada Dry au final. Manque un petit truc, une petite étincelle. Ce n’est pas la superbe double finale de "Parenthèses".
L'album : 7.5/10
Plaisir évident à l'écoute, mais quelques moments poussifs qui me gâchent un peu l'écoute comme album formant un tout. Je me suis même surpris à l’écouter en partie récemment, alors que "Parenthèses" je ne l’ai toujours écouté qu’en tant que tout. J'apprécie les arrangements, les sons, le chant... mais il manque ce petit quelque chose qu'il y avait sur "Parenthèses".
Les textes me gênent toujours un peu par moments, mais en chanson française le Professeur est exigeant, donc pas de malaise. Le côté mélancolique que j’affectionne chez Chamfort, Souchon, Sheller, Gainsbourg, Chatel et même JJG est chez Sousbock un peu léger pour vraiment me toucher. C’est pas demain la veille que Ian Curtis se retournera dans sa tombe de jalousie. Ou alors dans quelques decades ? (au fait qqun a vu le film sur Curtis ? Ca vaut quoi ?)
Détail amusant : "Parenthèses" est le titre d’un album de Françoise Hardy, "Compte à rebours" d’une chanson de... Françoise Hardy. Toi t’as trop roulé en Datsun Laurel. (je sors ?)
La pochette : 9/10
Joli remake de la première version, c'est frais, joli, ordinateur-sans-faire-branchouille, bref cool, scintillant, etc... Les crédit sont également moins "pour les potes", c’est un plus ! J’avais peur d’une bénabarisation des Sousbocks. Elle n’aura pas lieu. Tant mieux. A moins qu’Oreille ne transforme sa barbe de Sous-Le-Soleil en bouc de trentenaire ? A suivre... sur le 2ème album.
NEWS FROM THE KING
En gros, j'aime les ambiances et les arrangements. Les compos sont impeccables si ce n'est que personnellement j'aurais aimé les entendre comme un tout, plutôt que séparément. Souvent le morceau se termine alors que j'y suis à peine entré. J'aimerais un looong morceau de Salmacis, en fait.
Les instruments sonnent bien, surtout la flûte qui est très pure. Petit regret perso : tous ces instruments ont certes un beau son, mais j'aurais aimé les entendre soutenir quelques chose de moins parfait (une voix, une vraie gratte,...). Un mix synthés quantifiés / vrais instruments. Mais bon, c'est mon goût à moi que j'ai, hein... Les passages d'orgue sont plus que plaisants !
Quelques commentaires rapides plus focalisés :
The return : J'adore. Trop courte mais belle ambiance. Mais trop courte. Ah la basse synthé techno qui arrive. Yeah ! Mon préféré.
Have you met Real : Ah de l'orgue. Chouette fausse guitare.
The edge : Plus "prog", très belle flûte. Batterie un peu stricte.
Back to Sydney : J'aime le groove mais un peu trop quantifié pour être vraiment sensuel.
Playing with the water : un bordel musical, jolis synthés. Un peu 80s, quand Barclay James Harvest demandait à ce pauvre Mel Pritchard de singer une b-à-r. :D
Something pink : Ca me marque moins. J'aimerais aimer ce piano, je l'apprécie simplement.
Dancing queen : Allusion à Queen ? Ca m'évoque The Cross, le groupe du batteur de Queen en 87-88. L'orgue est omniprésent y a des monsieurs qui s'énervent dans la fond. Joli tissu sonore, en fait, avec le clavecin tout sale et puis le 'tron.
The parade : Collage, collage.
Lost : Un peu vieux jeu comme j'aime (comme Hackett et son attaché case), disons Glenn Miller avec une b-à-r et un Mellotron. Le synthé vers 2:30 sonne comme Tony, dis-donc !
The cage : encore un truc qui aurait un groove si c'était moins quantifié. J'aimerais mieux si ça avait été un passage de morceau plus qu'un morceau en soi. Le synthé solo dans le fond est bien. Puis vient un Mellotronc voix, et j'entre enfin. Mais c'est juste après que vient le fade-out. Dommage.
The end : Là, le mix piano-flûte puis Mellotron est très beau. L'orgue surprend un peu, mais ça secoue bien comme il faut. Le piano un peu euh... pachydermique est marrant.
ps : Sur Jamendo ça commence au morceau 11.