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Les critiques
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03/09/08

Des musiciens experts pour une bonne heure de free, de jazz-rock balkanique, énergique et précis : musical. La voix, sur le deuxième titre, est grandiose, avec ce passage final totalement déluré... La suite, qui débute en 5/4, s'il vous plaît, groove toujours autant, et ça plane en plus : ce titre « Ballerina », nous ferait presque penser à du Gong, version chanteuse Slovène. « Dawm mirage » exclusivement planant, lui, se laisse donc écouter. Le slow suivant trompe bien son monde, avec cette toujours excellente voix féminine. « Forgive me » conclu avec maestria ce petit chef d'oeuvre.
Des grands musiciens et une grave inspiration.

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03/09/08

Du bon reggae, énergique dans la forme, engagé dans le fond. Un chant plein, généreux. Des arrangements classiques, donc efficaces, mais qui n'évitent pas quelques évidences, quelques redondances. Et des mélodies parfois un peu trop convenues, presque plates comme la Belgique (je dis la Belgique, pas les Belges), sur "tous s'unir" notamment, dont le texte n'est pas non plus le meilleur. Néanmoins, ce petit point noir ôté, nous sommes en présence d'une belle réalisation, le jeux des musiciens est à l'avenant, et des bonnes orchestrations -les flûtes sur « montre leur » ou les changements de tempo- qui arrivent ainsi à nous convaincre que GINKO, c'est quasiment que de la bonne. En tous cas, ce n'est pas de la mauvaise, loin s'en faut.

Merci pour le roots, avec tous nos encouragements, tchussssssssss !
(je rajoute discrètement : c'est vrai, pour la guitare pas toujours juste, mais c'est un poil et ça n'empêche pas l'écoute non plus)

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Du rock indé, avec des accents psychés des plus intéressants, frôlant le jazz-rock, voir le prog : de bons musiciens (l'enregistrement est live en studio), donc, et une voix présente. Un grain de folie, à l'italienne, comme on les aime...quand on les aime et là on les aime.
Des cousins de "Il maniscalco maldestro", pour ceux qui savent de quoi il sagit.
A dopo.

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01/05/08

Les trois premières plages nous mettent dans l'ambiance, toujours chaude et chaloupée, d'un reggae raffiné. Live for today, énergique, est aussi attrayante. Mais l'acmé de l'écoute est atteinte sur You and I, avec cette basse mélodieuse. Loneliness, qui clôt ce six titres, avec une intro surprenante, possède un thème musical très réussi.
Du reggae de haute tenue, que l'on aimerait apprécier également en concert.

- Je profite de ce commentaire pour remercier le groupe screamin' tubes de m'avoir envoyé leur dernier enregistrement, complet, et gracieusement, il y a de cela quatre mois...
Un beau cadeau. Tout comme celui qui nous est offert ici.
Merci à eux (tout particulièrement Christiano) -

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08/04/08

"English song". Effectivement.
Le premier titre est explicite quant à la teneur et la tenue de cet album. La classe, version anglaise. Classieux dans sa forme, parfaite mais pas trop, et dans son fond, de tiroir, certes, mais un tiroir tout juste sorti de l'atelier, qui sent encore le sapin frais, et non la poussière et les crottes de souris.
Toutes les chansons ne sont, hélas, pas inoubliables. C'est le seul reproche qui est imputable à TWO. Mais à chercher la petite bête au fond du tiroir, c'est une bague brillante que l'on récupère.
Alors on lui octroie cette -petite- pénalité, avec regret, car pour le reste, nous avons bel et bien affaire à un pop rock british des plus appréciable. English song, People we knew, Out of a limb, Pissed off, Side of the road (son solo de guitare fantastique!) et le dernier titre, avec cette voix traînante et sobrement rocailleuse, Jilli, méritent votre attention.
Mention spéciale à 2X2L, il fallait oser.

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"Nous serions des mysanthropes, sans compassion". Pourquoi les choses ne sont pas si simples : parce que l' "On est pas des chiens non plus", que nous avons conscience de l'infiniment grand, de l'infiniment petit et de l'infiniment complexe. Les chiens sont des chiens, et le mien n'est pas le chien, si ce chien était le mien, ce ne serait pas le chien. Un chien, ce n'est pas rien, mais ce n'est qu'un chien. Cette réflexion illustre, assez maladroitement, la proposition de Simon gris, grande par moments, petite à d'autres mais sans complexe et poétique dans "son silence presque là en triomphe". "Donnons du talent à vos déchets", et faisons du bruit avec, mais pas plus que ça. Les poubelles débordent, sans doute, mais "de nuit l'hiver", ne comptez pas sur moi pour les trier. J'irais les "Maître par la fenêtre" au ménage du printemps. En attendant, je posterais quelques bafouilles numériques, me résignant tel un cybermanant à "L'encodage des ressources humaines". En pensant à tout autre chose, histoire de mettre de la poésie dans le silicone. Tel ce retour de trip -nonchalant, et mélancolique comme un océan de larmes- où j'étais décider à "Oublier Séoul, devant la Mer jaune", définitivement. Car les temps changent, fuyez, la fin est proche et fi "Du romantisme à dose homéopathique" qui céde bien malgré lui place au cynisme le plus fatal. Pendons nos jambes à nos oreille, et ce bruit de "L'avion par dessus la forêt" cessera enfin. Ne rêvons pas. Mais les vestiges des choses et des existences, assymptôte de leur nouméne, nous fourvoient. Et finalement tout ça ne tient qu'à un filtre de cigarette. Maintenant, tout dépend de qui fume, et une cigarette heureuse est une cigarette qui se fume à plusieurs.
Oui, "Le triomphe presque là, ridicule", et grandiose. C'est le paradoxe de la compassion. Nous lui préfererons le terme empathie. Quitte à en pâtir.
Voilà. Soyons honnête, franc du collier, un peu d'honneur, et de bonne foi : on est en mars on se fait chier, soyons directs et pas nuls : le temps de rédaction est égal à la durée de l'écoute multipliée par deux virgule cinq. Le risque est de perdre un peu d'oreille et un peu de ménilmontant, ce qui ne veut stictement rien dire. Mais ce geste, ce petit mot, aussi élégant qu'incompréhensible, est à l'avenant de ce que l'on entend.
On ne note pas un échec. Ni un triomphe.
Simon gris se brosse les dents après avoir fumé. Imitons-le ! Pour l'haleine du monde.
Sic transit gloria mundi.

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07/03/08

Une musique pop-rock, pas si psychédélique, mais so british, directe donc efficace, une voix qui ne déprécie pas l'écoute, malgré les effets qui lui sont appliqués, trop présents à mon goût, et qui semble encore un peu fraîche, tout comme cet album qui contient sa boule de glace plus vanille que chocolat, et ça c'est à mon goût. Trop court, vous dîtes ? Oui, mais suffisamment bonbon. Nous encouragerons donc nos amis de la perfide Albion(sic) à continuer de regarder "The Heavens", plutôt que leur pompes, surtout qu'avec les cheveux longs, on en voit même pas le bout. Shoegaze powa.

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Ce qu'il manque à cette musique, ce n'est pas de l'émotion, ni de l'harmonie, ni de l'inspiration.
Il manque de l'organique, de l'expiration. Tout cela n'est pas sans intérêt, mais il ya des baisses d'attention dû à des baisses de tension, ou au manque de tendons. Oui, des tendons sur une pédale grosse caisse, par exemple. Ne nous égarons pas, et ne nous défilons pas. Facile : cette musicale proposition n'est pas semblable à tout ces fiasco verticaux et maigrelets, dont l'on ne perçoit la plupart du temps que le dispensable.
Ici, l'horizon est suffisamment clair pour être convaincant, mais pas toujours assez pour l'être totalement.

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Album intéressant, mélangeant mélancolie et basse définition.
Une atmosphère orientale et traînante nous invite donc à méditer là-dessus, ou sur autre chose...
Le rêve est triste, un peu linéaire, mais pas cauchemardesque.

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Un rock clair et une voix lumineuse pour cet album ( kosovar ? ).
Quelques -rares- passages font amateur, et le son n'est pas himalayen ( on aimerait l'entendre un peu mieux, cette voix, justement ! ), mais malgré cela, quand ça joue, ça sonne, et nous entendons finalement l'essentiel.
Pas révolutionnaire, mais original et prenant.
Le second titre est incontournable.

 

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