Date d'inscription : 18 avril 2007
En fait je suis assez d’accord au sujet de cette deuxième partie avec Fayar et Arkantius. Cet album n’est pas une caricature du genre comme on en entend malheureusement souvent… Je veux dire, dans les morceaux de Scoldt le bruit ne semble pas être une fin en soi comme chez pas mal (trop) d’autres groupes de metal, on y sent percer une sorte de mélancolie désespérée qui vient nuancer des passages bien bourrin, que ce soit en purs cris ou en couplets incisifs.
"Gone", "May-Day" et "Despair" en sont une preuve. Par exemple, en mettant Despair, on est loin de s’imaginer que le dernier tiers de la chanson sera pas de même la veine que les deux premiers (c’est ainsi seulement à la fin qu’on en comprend le titre).
Sinon, je vais pas réitérer mes précédents commentaires, toujours autant d’originalité et de puissance… Avec une amélioration au niveau de la voix, qui se diversifie encore en osant des passages chantés/gueulés, et de la gratte qui continue ses progrès.
Trois songs détonnent ici à mon goût : "Grind", satirique d’un genre, "Scolded Hope", sorte de nouvelle "GodDamn", plus lente et peut-être plus « commerciale » par rapport au reste de l’album, et enfin l’outro, morceau de piano qui a pourtant en commun avec certains autres titres de Scoldt d’être démoniaque, mais cette fois en sourdine. L’album, qui avait commencé avec une intro assez cosmique, s’achève ici sur une atmosphère glauque, dérangeante, inquiétante. De quoi nous laisser présager le « pire » pour la suite...
Un groupe qui s'affirme et se confirme.
C'est vrai, ma note ne change pas par rapport à celle de j'ai donnée à "First Cut", mais on sent malgré tout une évolution notoire, ne serait-ce qu'au niveau des solos qui se multiplient dans les derniers albums et leur donnent un effet disons plus "abouti". On remarque les progrès du guitariste qui semble donner plus libre cours à son feeling personnel (peut-etre tout simplement parce que l'expérience commence à se faire sentir et que le style du groupe s'affirme); les morceaux en gagnent en efficacité et en profondeur.
Mention spéciale pour "Won't give up", de loin ma préférée des deux songs de ce mini album, et qui est sûrement l'un des morceaux de Scoldt les plus entrainants que j'ai entendus jusque-là. Du genre à vous donner l'envie irrépressible de bouger de votre chaise...
D'ailleurs, je trouve que cette chanson se distingue pas mal du reste de la "discographie" de Scoldt, notamment par ses sonorités orientales, envoûtantes, qui s'allient ici à la perfection au registre metal. Les couplets sont accrocheurs et excellents. On a l'impression que Slim666 peut vocalement tout faire, du chant le plus soft aux cris les plus hard. Je m'en lasse pas.
En gros, tout d'un tube.
"You feel it, now?" est incisif à la fois par sa brièveté (il dépasse pas les 3 minutes) et sa structure. On a pas l'impression d'entendre du "remplissage" comme chez certains groupes qui tergiversent pour que leur musique dure plus longtemps; ici, c'est direct à l'essentiel.
J'aime spécialement le passage rapide dans lequel les voix semblent surenchérir et la reprise du rythme endiablé en crescendo après la "pause" calme à la gratte.
Ce qu'on pourrait reprocher au groupe? Son hétérogénéité. Mais à mon goût, elle est non seulement la preuve d'une évolution (aucun rapport entre "Won't give up" et "GodDamn" de "First Cut" par exemple), d'une richesse musicale, mais aussi la garantie pour l'auditeur de ne pas s'ennuyer à force de répétition. Ce qui fait le lien entre tous les morceaux de Scoldt, c'est leur style particulier qui les distingue de bien d'autres groupes.
Je n'en suis pas encore au bout... Mais je me précipite déjà pour écrire la critique tellement... j'ai du mal à comprendre l'engouement général que semble susciter David TMX. Evidemment, le son n'est pas nul, on sent qu'il y a du matériel derrière. Mais au delà de ça, qu'est-ce qui plait autant pour que des hordes de fans indignés réagissent aux rares personnes qui osent ne pas s'extasier? Les paroles, sûrement. Comme paraît le prouver le nombre rachitique de critiques de la part d'auditeurs autres que francophones, donc qui ne saisissent pas le sens des textes. Critiques qui soit dit en passant ne sont pas autant exaltées... C'est dire la qualité de la musique en tant que MUSIQUE. Alors on se dit, c'est que TMX doit avoir une verve vraiment originale pour détonner à ce point!
Pourtant, j'ai souvent l'impression d'entendre de la variété française. Cette voix suffisante et faussement souffreteuse à la Sardou sur "L'aéroplane blindé"... Bien sûr, TMX ose, mais qui ne l'a pas plus ou moins fait de nos jours? Faut arrêter de crier à l'exception, même Florent Pagny a fait le rebelle avec sa liberté de penser... C’est pas de la musique d’élite. Ce que je veux dire, c'est que c'est du déjà entendu. Avant t'étais trappeur, et quand t'étais petit t'étais un jedi aussi, nan? Pardon, j'avais cru voir un titre de Dionysos. Rien de novateur. La musique et même la voix, on dirait le ska de Kiemsa, et le contenu des paroles, les Wriggles ou autres canulars. Au milieu de tout ça, le tag "metal" a l’air un peu obèse par rapport à la place qu’il devrait prendre (ou pas).
Ok, vous allez me dire, David se prend pas la tête, c'est du pur délire, mais personnellement, les qualificatifs de "génialissime" ou "excellent" me passent en travers de la gorge, et je trouve le son vite insupportable.
Y'a pire, mais y'a surtout mieux.
En somme, un humour et un agencement musical tout autant convenus l'un que l'autre, et dont David sait à l'avance qu'ils vont plaire. Pas très risqué quoi...
Un album diversifié :
- des songs assez bourrin comme First ou Feed the hatred ou bien metal comme Rage Burst (la seule avec du français, ça serait cool qu'il y en ait d'autres)
- d'autres plus "mélodiques" comme As dead as it can be ou l'intro de Crack down
- une instru bien élaborée (on dirait que la gratte "crie" des fois lol)
- et surtout, une voix (trop belle... on pense à Manson sur Goddamn) qui sait aussi bien chanter que screamer, et même les screams sont différents
...mais toujours le même style qui fait qu'on reconnaît la patte Scoldt: le côté sombre, triste, lancinant, original, "torturé".
Mes préférées dans l'ordre de l'album : As dead as it can be, Rage Burst, GodDamn, World, 'Til the end et Fuck our wayz qui fait finir l'album en apothéose. Super puissant. On en veut encore!
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