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S'il est une musique sans frontières, c'est bien celle de Gaby Cardoso ! Après un début assez étrange, voire dissonant, une ballade fantomatique nous amène de la Cordilière des Andes (les sons de flûte de pan, les percus et le rythme presque "en apesanteur" caractéristique de la musique amérindienne) à... la Pologne, grâce à la voix récitative de Hari. L'expérience, passée ce début un peu perturbant, est originale et déroutante, et après les quelques écoutes nécessaires, on se perd avec bonheur sur les sentiers vierges de la musique de Gaby. Le mélange français-espagnol fonctionne, on le savait - cf. l'intervention maligne d'Oscar Fantôche sur l'album "a la ficcion" -, mais là aussi, malgré l'éloignement apparent des cultures, la fusion est réussie. Ceux qui connaissent l'attrait de la chanteuse tchèque Marta Topferova pour la musique d'Amérique du Sud ne seront pas surpris, cela étant dit en passant.

Bon, le titre bonus, un faux tango souriant et décalé, comme aime nous en servir le sieur Cardoso, est un brin plus anecdotique, mais conclut avec fraîcheur cet EP réjouissant. Vivement le prochain album, tiens !


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creix - Deep in sadness

creix

Deep in sadness

24/11/09

Il y a quelque chose qui m'attire dans la musique de Creix, quelque chose de fondamentalement sombre et chaotique, à l'image de ce "Deep in sadness" tribal et perturbant. Les errances de la trompettes, la basse lunaire et les percus diaboliques dansent une danse macabre des plus enivrante, racontent, chuchotent, effraient. Je suis moins séduit par "Tears...", qui part sur un terrain trop expérimental et "free-jazz" pour moi, mais qui complète tout de même bien le premier titre.

Un son unique et des compos toujours intrigantes...

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Je ne suis pas un fan d'electro - on pourrait même aller jusqu'à dire, sans risquer de me vexer, que je n'y connais rien - , mais j'ai été captivé par ce morceau étrange et original, aux sonorités hors normes et à l'ambiance inquiétante !

Bravo !

Great work !!!

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Daisylis la conteuse ouvre son livre devant nous, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Fermons les yeux un instant et savourons ces deux petites perles que sont Tome 1 et Tome 2...

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Je découvre Amanyth avec ce single qui, mine de rien, fait un petit buzz en ce moment sur Jamendo et sur Dogmazic... Difficile, comme l'a remarqué Squonk, de ne pas être captivé d'entrée de jeu par ce piano saturé inquiétant, ou comment installer une ambiance excellente en deux leçons ! Le reste est du même acabit, très prenant, finement composé et arrangé, les sons de claviers sont planants mais pas envahissants, et les guitares sonnent superbement. Une atmosphère très "neo-prog" plutôt que Floyd à mon avis, cela étant dit pour chipoter sans doute - la voix, d'ailleurs, m'évoque les Allemands de RPWL. Seul petit regret, mais alors vraiment minuscule : un accent français un peu envahissant. A écouter en boucle !

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Blues rock à l'ancienne - entendez par là graisseux, enregistré dans un garage sans doute, un peu hard parfois - , la musique de NiPU a peu de chance de séduire les amateurs de productions léchées, modernes et techniquement parfaites qui fleurissent par ici. Pas de métronome, de la fuzz partout, de l'énergie et un bon doigté de guitare, qui compense une voix faiblarde (fausse, même, par moments) : voilà les ingrédients. Cela dit, le tout est joué avec conviction, et on se remémore par instants les Yardbirds (toutes proportions gardées, hein), Ten Years After ou, si on est d'humeur vagabonde, le méconnu Blue Oyster Cult. Pourquoi pas quelques groupes baba post-Beatles, tant qu'on y est : Aphrodite's Child, Rare Birds, etc. On a même droit au solo de batterie indispensable (sur "Tego..."), bien qu'un peu rachitique, et à une cavalcade rock'n roll sur l'excellent "Spod").

Voilà : rien de neuf, et des faiblesses qui en rebuteront plus d'un, c'est sûr, mais de quoi passer un bon moment, chaleureux et nostalgique.

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Ecouter Daisylis, c'est se recentrer sur les choses importantes : la douceur, le bonheur, les rêves, l'amour, le plaisir... En toute honnêteté, je ne suis pas toujours fan des arrangements musicaux, qui évoquent pour moi de la musique d'ascenseur - c'est le piège de ce genre d'exercice. Mais les textes sont très beaux, très colorés, d'une grande finesse d'écriture et d'observation - écoutez "Le chocolat", c'est dingue de réussir à écrire une telle perle ! - , et la voix, récitée, les met en valeur d'une façon théâtrale et évocatrice, sans jamais tomber dans l'excès. L'émotion est omniprésente, palpable, jusqu'au magnifique "Arbre fier", qui ne laissera personne indifférent - l'exercice était périlleux !

...N'oubliez pas, tout le reste "n'était qu'un mauvais rêve"...




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J'ai découvert Mr Mamadou avec l'excellent "(pi)age5", un album de hip hop intense et surprenant; il m'a donc fallu plusieurs écoutes avant de faire à cet "instruMENTALZ" très différent, sans voix évidemment, et moins sombre. C'est amusant, d'ailleurs, de voir que les auditeurs (du moins, ceux qui ont laissé des critiques) semblent davantage apprécier celui-ci que l'album plus orienté "rap". Peut-être est-ce par ce que cet opus instrumental est, somme toute, plus conventionnel.

Je m'explique : il y a un remarquable travail sur le son, les ambiances, les rythmes, et les titres, évocateurs, guident l'auditeur dans ce voyage aux parfums d'orient et d'extrême-orient. De nombreuses sonorités nous transportent en Inde ou au Pakistan, et les samples qui servent de bases aux morceaux évoquent des ambiances de vieux films, bollywood ou plus sérieux ("Fom Grozny with love", "Veuve noire du kivu", un morceau trippant).

Malgré cela, je trouve l'album vraiment répétitif sur la longueur, et j'ai parfois l'impression d'écouter plusieurs fois le même morceau. Cela vient, sans doute, de rythmiques assez semblables et de cette influence "indienne" (ou qui me semble telle), persistante jusqu'à la lassitude.

Voilà, cela dit, la qualité est au rendez-vous, et le rendu très agréable, d'où ma note quand même très bonne ! Reste que j'ai une préférence pour "(pi)age5", que je conseille sans modération à tout le monde !

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creix - Ad liberatum

creix

Ad liberatum

09/10/09

Bon, voilà, j'ai un peu tardé, mais je suis revenu... Je vais peu être avoir quelque difficulté à critiquer précisément cet album de Creix, car il ne s'agit pas du tout de mon genre de musique, mais quelque chose m'attire dans ce "ad liberatum". Est-ce la recherche sonore, constante (nappes envoûtantes de synthé, traitement sonore original de la batterie...), la variété des ambiances (entre les belles ambiances du morceau d'introduction (qui me rappelle certains travaus de Philip Glass), la partie de piano de "jungle" ou le "trip-hop tango" de "quest c", à la Gotan Project ? Peut-être tout ça !

Cela dit, malgré l'inventivité indéniable, certains passages de cette musique méditative - voire contemplative - sont vraiment trop longs pour moi (serial birth-01, interminable, ou même "fly away", que j'adore pourtant). En outre, j'ai du mal avec les parties parlées (oui, les samples, quoi), qui ont tendance à m'agacer à la longue ("moreday news remix", "I was gonna be..."). Bon, ce n'est pas à propos de Creix en particulier, c'est uniquement une affaire de goûts.

En bref, album un peu longuet parfois, mais varié et subtilement préparé.

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"A la ficción", le nouvel album de Gaby Cardoso, mérite bien plus qu'un succès d'estime !

Derrière ses faux airs de ranchero mi-tombeur, mi-aventurier, notre homme propose de belles chansons mélodiques, très bien ciselées, aux arrangements limpides mais aventureux. La voix si particulière de Gaby - toujours à la limite du déraillement, mais c'est peut-être ce qui fait son charme - nous raconte des histoires, dialoguant avec une guitare bluesy, gorgée de feeling. Comme dans "Fleming", l'album précédent, le mélange des styles, sans oeillères, se fait avec bonheur et simplicité : pop ("Liars numbers"), tango étrange ("a la ficción" - avec la chaleureuse participation de notre Oscar Fantôche national ! - , "Mariposa de vapor"), reggae ("Otros planes"), et même une joyeuse incursion swing (le délirant "El piringudin giratorio").

Bref, un court album à consommer sans modération, dans lequel chaque titre touche dans le mille, aiguise les sens !

Bravo señor Cardoso !

 

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