Voilà un album qui a toutes les qualités supposées d'un rock progressif dépoussiéré, dans des petits formats ; c'est intelligent, distrayant, un peu fou, sans être grandiloquant (parfois la génération rock croit avoir réinventé le Jazz)
Guardians of Time est très beau, magique, progressif, avec des instruments détournés et remarquablement traités. avec Boring Girl on s'enfonce un peu dans le rock progressif, sans perdre l'acquis précédent. Runaway est plus musical et fait le lien très osé avec le genre Philip Glass ou la famille Velvet/Pink Floyd. Il faut bien dire que c'est réussi, toutes proportions gardées. Awakening Kiss fait penser justement au groupe de Roger Waters, et c'est remarquable. Gabysex Il faut être sensible à l'humour, mais c'est adroit. On My Tree est un peu hors-cadre et manque un peu de tension, mais c'est par période seulement et l'ambition est bonne, c'est un titre plus long. Falling Day C'est un trèsbeau titre qui aurait mérité plus de durée. Far West Country (Time ?) on essaye un peu punk, c'est court mais ce n'est pas gênant. Hé bien Inside Insanity est un peu mou mais il a de bonnes raisons d'exister (ou d'exister encore). Runaway (reprise) est très différent de l'autre version, c'est plus ludique et intelligent. Lost Moon est un titre très bien écrit et la voix revient avec bonheur pour réhumaniser cet album. Un superbe titre, trop progressif ou trop court, Nightmares & Dreams. Unlucky Boy est une belle chansonnette. Rassurez-vous, les grands maîtres avaient, eux aussi, du mal à construire les huit minutes d'un titre comme The Departure, ceci dit chaque moment T de ce titre est beau ou intéressant.
Raphaël a beaucoup de talent et est très à l'aise aussi bien en électro qu'en musique pure (pour ne pas dire en musique Classique, ce serait idiot) mais le mariage des deux genres est très difficile, sans passer parce qui a été fait entre les deux. Il faudrait soit se réfugier dans l'un, soit dans l'autre, et ne garder que la méthode ou la forme. Par exemple, faire du Classique en pensant «sons» plutôt qu'instrument, ou faire de l'électro en imaginant des instruments, le tout dans des formats un peu plus vastes. C'est un réflexion personnelle que je cultive depuis longtemps, pas un conseil d'un pro que je ne suis pas. Pour la note, je mets comme si c'était audible car le métier est là et bien épais.
Quatorze ouvertures, de la musique classique aux synthés, un peu d'électro, agressif et comme ça cherche à imiter c'est sans réelle recherche sonore. Quatorze circonlocutions est du même tonneau. Quatorze cautèles et Quatorze souvenirs, c'est plus électro, c'est plus cohérent. Quatorze variations, c'est de la recherche et, du coup, c'est bien plus intéressant. Quartorze esthètes, idem.
Le Bonus - Le Bharata Natyam d'Eichor Premier est plus authentiquement Classique, à la sauce moderne tout de même. Bonus - Eichor Premier cavernicole est une suite à la même hauteur. Bonus - Thébaïde pour quatuor à bois et piano, de même. Bonus - Équarrir des agneaux, Raphaël Badawi n'a vraiment pas besoin de ce genre d'exercice grotesque. Bonus - Esquisse d'un moungongo sans iboga sur un esquif, est très improbable et insignifiant.
Charles wright and the watts squat la piole, est un joyeux fatras plein d'idées, dire que l'on va tout droit vers quelque chose de cohérent et qui tient la route serait exagéré, mais tout de même, c'est un univers très singulier. J'apprécie les cuivres personnellement. chat vert chat bleue est beaucoup plus comprimé, plus efficace. Cela fait penser un collage, à une fanfare d'europe centrale. La répétition peut agacer le grincheux mais c'est très surprenant. Lylyaison n'avait peut être pas besoin de s'appuyer sur un sample aussi reconnaissable que celui-là, qui fait faire-valoir inversé, très imprévisible. Passon par le sax d'entrée a beaucoup d'idées et de facettes, voir de charme, il mériterait d'être recyclé dans un projet plus classieux. electro chimtoc ninja est plus hip-hop alors que le titre précédent était presque Jazz. C'est un peu moins séduisant et un poil agaçant. Symphonie tralala n°9 en la majeur, c'est mieux, mais sur la durée, ce n'est pas encore ça. Tu saute ou tu saute pas est très bien, d'autant plus qu'il tient la route et qu'il s'appuie sur lui même et son propre genre. La première partie de Le dub de lee lou est très réussie mais la seconde ne l'est pas moins, ben non en fait. ya yvette dans les chiotes (elle va pas trés bien!) est formidable, ne reste plus que le titre… La salle de bain ya wolfgang ( y va pas bien non plus!) est moins convaincant.
L'ensemble est difficile à suivre jusqu'au bout de l'heure un quart, tour à tour, hâché, bouclé ou un peu assomant, mais il y a autant d'idées, reste aussi des moments où tout est autant improbable et vaste que séduisant. Il faudrait réduire à cela. Cet album peut faire l'objet d'un coup de cœur chez ceux pour qui passer un long moment à se perdre et à se distraire reste l'essentiel.
On m'a conseillé cet album mais il date un peu. Ceci dit, il y en a de plus récents de cet artiste.
Klöne semble un peu facile mais il est d'une efficacité, d'une cohérence et d'une couleur particulièrement évocatrice et attachante. Orion n'est pas différent à ceci près qu'il est plus lent, plus long et, à la fois, plus durable, avec des thèmes, des phases et des longueurs. Après un interlude sans plus ni moins d'intérêt, Reflexion paraît, lui aussi, en dessous de quelque chose, en dessous d'un rythme, d'une force, qui le rend un peu banal, lancinant, ordinaire, mais il y a des effets de compositions qui sont, donc, pas trop appuyés. Reste que Zzjmc nous fait patienter souvent, nous faisant croire à ceci ou à cela, mais non. Ambre est d'une belle couleur et sa composition par petites touches séduit beaucoup, mais c'est un peu naïf et hésitant. Trilogie commence avec un rythmique qui porte bien, ça aide, et puis il y aussi de bonnes nappes sonores, pas transcendantes mais agréables. Le problème est que ça fait huit minutes, ça va encore, et en queue d'album… End Of Data est un titre convaincant qui mériterait un coup de jeune, sa durée lui convient bien.
On a compris que je n'aime pas beaucoup mais je reconnais qu'il y a un bon esprit, du professionnalisme et un plaisir de faire évident ; cela peu toucher.
Pour ceux qui aiment l'électro vintage, juste pour les sons (quoique ce sont un peu toujours les mêmes), pour juste un peu de mélodies (enfin, quand il y en a) et d'ambiance, c'est parfait. sinon que c'est vraiment un album long... Il faudrait un peu rénover tout cela, élargir ses limites et introduire plus de ruptures entres les titres. Les rythmique et les constructions mériteraient d'être plus systématiques.
Prelude (Still Falling) : Quand une intro égale une idée, c'est bien, sinon, c'est une intro...
Better Not Spoken Of : Des nappes et des bips, ça marche très bien mais le travail sera très à la charge de l'auditeur.
Search Light : C'est mieux encore, avec des sons plus riches qui se répondent de façon plus évidente. Pour quelque chose d'assez classique.
Number the Stars : C'est agréable mais ces sons un peu propres paraissent un peu datés et puis ce sont les mêmes. On s'endort un peu sur la fin.
The Unfinished Dream : C'est plus irradiant et on se laisse bercer.
Skeletons to Hide : Très bonne rythmique (j'aurais aimé en avoir avant) et ces sonorités rugueuses et vaporeuses (pensez aux débuts de l'aviation :)
Miles Between Us : C'est beau, il faut un peu de patiente.
The Heart is the Most Dangerous Weapon I Have Against You : C'est un excellent titre.
Deeper Inside Me : Il manque un peu de tout, un peu de mélodie, de sons, de construction...
To Hell : C'est intéressant mais trop de longueurs, épilogue compris.
Driftwood : C'est un peu sinistre même s'il y a quelques aspects intéressants.
Now I Am Waking : Idem.
A Dreamless Night (Please Don't Go) : Voilà qui est plus enlevé, une fin impressionnante.
The Chameleon : Dans le prolongement.
The Final Conflict of Interest : C'est surtout long.
Ça ressemble à un premier album mais bien ruminé, ou avec du vécu avant. C'est un peu précipité et pas assez pensé mais beaucoup de bonnes idées de base, ce qui, pour un début, est très prometteur. Il faudrait fixer tout cela et écrire un peu plus. La grande qualité de cet album est de savoir définir une musique très proche de nous, européens ou français, sans tomber dans cette espèce de farce aussi hautaine que ridicule à la Manau (je suis assez allergique au genre Têtes raides, Arno etc.) C'est dire si c'est plus fin que cela.
Jaco Luti : Très dingue et très improbable, ce titre glisse quelques signes de qualité technique et professionnelles qui font tendre l'oreille, mais ça reste déroutant et frustrant. Habituellement, dans ce genre, on essai de dire quelque chose sur l'enfance, de piégé l'auditeur émotionnellement, au bout du fatras, mais je ne sais pas si c'est la règle et si c'est respecté.
L'état des filles : C'est bien mieux, en tous cas plus facile, c'est une sorte de Jazz Speed avec une variété de sons ou d'instruments plus large que d'habitude qui donne un petit côté rural ou français très agréable.
scottisch d' automne : Plus calme, plus proche de nous encore, c'est très charmant et très délicat, inter-générationnel et intemporel.
ma maîtresse : C'est à la fois un mariage Rock-Jazz et une musique d'une autre sorte d'europe.
le petit bossu : C'est parfait mais un peu court toujours.
Le talent d'Enemies of Enormity mériterait bien plus de patiente et de finesse, qu'il laisse donc couler ses idées, et si ce n'est pas assez pour faire un titre, qu'il dépose cela sur quelque chose juste bien fait, mais décalé comme il sait le faire. C'est étrange comme certains, qui ont tout ce qu'il faut, tombent dans une radicalité qui, selon eux, suffirait en soit. Je suis obligé de mettre juste sous la moyenne, ça m'embête, c'est dommage, mais c'est trop expédié.
the peaceful : Après une intro supersonique et horrifique, ce tire enchaîne avec quelque chose qui continu dans l'esprit avec du clavier et des voix; c'est proche de la variété mi-romantique, mi-intelligente, mais qui sans tout ce bruit serait assez ordinaire.
macbeth : Au moins il y a une idée intéressante (et amusante) autour d'un chant découpé selon un tout autre rythme et style que l'origine. Par dessus, une rythmique plus arrogant que subtile même si il y a beaucoup de détails. Il y manque un peu d'âme, de cohérence, c'est le grand écart.
swear : C'est un peu bourrin.
union and hope : Je ne sais pas trop. C'est fort, mais pas très beau ni très original et ça ne claque pas beaucoup.
higher : C'est un peu un résumé; ce n'est pas mal mais il manque pas mal de choses encore.
into sugar : C'est un peu lourd, un peu simpliste et un peu pauvre
inc. J'aime bien le côté vieux film, le décalage total, là d'accord.
On dirait qu'un vieux des 70's à ressuscité et qu'on lui a offert la technologie d'aujourd'hui et la culture. L'idéal aurait été qu'on ne dise pas pourquoi on passe de ceci à cela, pourquoi c'est empilé dans ce sens là plutôt qu'un autre. Presque parfait, c'est déjà très rare.
Ce genre de réalisation pourrait même toucher un public populaire et rigoriste si c'était plus marqué au niveau du style et des compositions.
Ma Belle! : Rythmique et guitares en béton armé, des beaux sons 70's, un sens du changement de ton et du moment.
Vaisselles Conflictuelles : Encore une fois, ça me fait penser à Saint Germain, version funk house (proche de l'ascensseur), c'est même un genre en soit, un peu inédit peut être.
Malbak After Sex : Ben, c'est un peu pour rigoler mais c'est très bien fait.
L'amant - Le Reptile - : Plus grave, plus décalé, gros travail sur la discrète rythmique.
Rupture Sur Fausses Notes : C'est cinématographique et même très intelligent, du genre qui élève l'auditeur.
Le Salut : Dans l'esprit des premiers titres de cet album, avec les mêmes qualités.
Je ne sais pas. Si au moins c'était totalement perdu... Non, il y a quelques idées intéressantes : entre des vieilles musiques improbables vieillies et traînantes comme dans certaines séries allemandes, et des résurgences christiques «authentiques», d'«époque», ou cinématographique version navet (ou nanard, ce n'est pas une critique), ou la magie de la musique électronique d'aujourd'huit serait apparue à des peuples stupéfiés, comme nous ou presque. Le problème est que ce n'est pas forcément cela, pas toujours, ça ne cherche pas vraiment, ne trouve pas fréquemment ou n'ose pas plus. L'idée est bien plus forte que l'album, si c'est bien celle là (peut être est-ce tout le contraire, modernité, sophistication, intelligence... J'espère pas). Déjà, la Description paraît hors du coup, peu convaincante et peu convaincue. Par prudence, je mets une note pas trop mauvaise.
Elisabeth 1 mixdown : Déroutant, on dirait que c'est tiré d'un vieux film usé, avec donc cette musique improvisée (ou qui paraît l'être) Ça se cherche vraiment beaucoup.
07 2006 mixdown 1 : On dirait un vieux Pink Floyd, par moment c'est bien trouvé, à d'autres c'est presque agaçant.
Time 1 mixdown : Pas mal.
Time 2 mixdown : Rien de plus.
Angel : Monocrhome.
Oboe theme : Idem en somme.
Strings Adventure : Pas désagréable, pas inintéressant, ça repose, même avec cette durée là.
PercussionChaos : Pourquoi pas, mais dire que ça me plait... Il y a un certain charme, désuet.
Spanish : Pas mal mais très agaçant aussi.
Time 5 edit mixdown : Heureusement, c'est court.
02 CD 9 2 : C'est quoi le but ? Une vraie musique ? C'est trop ou pas assez.
Hespaper : L'auditeur n'a pas forcément une vocation de masochiste, tant pis.
Strings 1 short : Toujours pas.
Nrk Subs : Parfois, il y a quelque chose, mais c'est vraiment par hasard. On a très envie de mettre un coup de jeune là-dessus et réajuster tout cela pour plus d'efficacité.
Quoi dire ? Trop plein, trop régulier ? Un vrai piano, avec de la poussière dessus ? C'est tout de même un énorme tour de force, l'expression d'un très gros talent, et quelque chose qui ne vise ni la facilité de la variété ni l'excuse d'un brumeux travail cérébral incompris. Certains morceaux sont des chef-d'œuvres et je ne suis pas des plus clément.
Meant to Be : Sublime composition, sans cesse en décalage, en exotisme, sur un même rythme. C'est même probablement très difficile à jouer.
Reflections : C'est plus intelligent.
Semester Days : Composition et interprétation un peu décalé, toujours très proche de la variété et très loin en même temps.
Friend : En quelque sorte, de l'extrême douceur.
True Gemini : Très lié, orné et fluide; un peu comme le premier titre.
Down the Road : Un peu d'Eric Satie dedans, même si c'est rythmé.
Tulip Trees : Il était bien de s'appuyer sur l'autre son, on aurait dit du Philip Glass (ou de la famille) sinon ce n'est pas mal.
Not Alone : Très délicat et surprenant.
Woods of Chaos : Belle composition, qui fait mouche tout de suite, avec des thèmes et des variations digne de la musique classique.
Twilight : Intéressant et moderne.