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Les critiques

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MoOt - Demo

MoOt

Demo

18/03/08

... sans même aller lire la description, dès la première mesure, on est replongé dans l'esprit beatles !

Dancing Nowhere rappelle furieusement, le fab four. Particulièrement le son de lead guitar et la ligne de lead vocal Harrisoniens (dans les années 80-90), les choeurs, l'arrangement global. Pas désagréable d'entendre du neuf avec les vieilles (excellentes) recettes de derrière les fagots... J'avais eu la même impression en découvrant "Steadman" (http://www.steadmanband.com), également sous CC.

It's a beautiful day. Toujours d'inspiration Liverpooldienne, on sens aussi sur ce titre The Kinks ou The who... la même époque de toute façon.

Mighty mighty Dan. Mc Cartneyien à souhait. Rythmique et mélodie enjouée, touours ces choeurs et arrangements de cuivres (electronique malheureusement, tout comme la batterie)... Petit pont à l'ambiance plus noire, avant le final comportant une suite d'accord assez originale (quoi que...) en tout cas qui sonne bien.

That bad mistake. So british ! un peu à la manière de "Chapter 9". C'est frais, tout simplement. Et ça donne la pèche !

Closer to you / We're outta control. Un thème déjà trop entendu. Disons que ça semble facile, tant les artistes se réclamant des Beatles nous ont déjà pondu ça. Mais encore une fois, ça glisse tout seul dans l'oreille, et n'est ce pas l'essence même de la pop ?!

On dira surement que l'album souffre de ne pas avoir sa propre identité. C'est assez vrai. En même temps, la période référence a été tellement marquante... qu'aujourd'hui encore, les covers "beatlessiennes" sont encore prisées et qu'elles amènent les groupe à composer encore et toujours "à la manière de..."

Un album sympahique.

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C'est actuel, c'est libre et ça respire le temps révolu du progressif dans sa conception originale...

Mieux. Sebastien Gramond fusionne le progressif de Zappa, de Soft machine, de Genesis, de Yes, de Crimson et même de Ange. All in one !

Il est habité ce n'est pas possible autrement... Réincarnation clonée à l'identique d'un Bill Brufford, sur lequel on aurait greffé un Chris Squier, un Tony Banks, un Francis Décamps, un Rick Wakeman, un Robert Wyatt, un Steve Hackett, un Robert Fripp, un Rick Wright, j'en passe et des meilleurs...

Un véritable Musicien Génétiquement Modifié... La toxicité sur nos esgourdes a t-elle été testée avant publication ?
Qu'importe. Sebastien fait seul et en un temps record ce que bien des groupes (dont le mien) tentent déseperement d'essayer modestement de s'inspirer sans prétention aucune... C'est dire !

On ne peut donc pas véritablement parler de création d'un univers. Sebastien construit des oeuvres aux références multiples mais bien palpables. Le coup de chapeau que l'on peut faire, c'est sur la culture musicale de notre homme, une culture parfaitement assimilée pour être ensuite ré-interprétée à sa sauce. Car si on perçoit les influences de Monsieur Gramond, dans le champs stéréo, l'instrumentation, l'interprétation et le mixage... L'auditeur n'a jamais l'impression d'avoir déjà entendu les mélodies (mises à part quelques bribes parfois mais sonnant plus comme un hommage, qu'une copie pure et simple), et les agencements de celles-ci.

Ce mec est un OMNI à lui tout seul. Serai-ce une supercherie ? une réunion réelle des grands de ce genre, cachés dans un personnage unique et virtuel ?

Les albums de Sébastien sont construits de manière totalement folle. Et la folie de l'artiste n'est pas passagère ... 35 albums à ce jour publiés (le dernier comportant le numéro... 92 sur une période de 20 ans... !)

Quand je dis seul, on peut voir sur son myspace qu'il se produit en trio depuis octobre 2006, en live. Saluons et félicitons donc au passage, les musiciens accompagnant Sébastien dans ses "délires", et, je n'en doute pas, insufflant eux aussi une âme progressive à leurs interprétations.

Sans avoir détaillé morceau par morceau cet opus de 43 minutes de pur génie, je pense avoir dit globalement ce que je pouvais en dire. Music for a quiet family reste tout de même celle que je préfère sur cet album, sans vraiment savoir pourquoi.

Si je conçois que ce genre musical n'est pas adapté à tous, le phénomène n'est, il me semble, pas ininteressant à observer.




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...et toujours aussi décoiffants !

Rock impeccable. Toujours aux accents rock français fin 70's (telephone, trust, higelin)... y compris dans les textes.

Sors tes griffes... une ligne de basse excellente !!! rythmique et guitares implaccablent, rappelant Copy uncontrolled (On a fait).
Texte à la fois osé (thème) et subtil (développement) ! et en parfaite synergie avec la musique.
Vocalement, toujours autant de personnalité et de conviction...
Et puis cette fin avortée... fait plaisir que ça dure encore !

Les bourgeoises... Funky rock celui là. Et sarcastique par dessus le marché... Le texte m'a fait sourire. Construction d'un thème en boucle et d'une sorte de pont typiquement "chiens noirs" super bien vu !

Ce futur 2è album est parti du bon pied !
Belle continuation.

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Le retour de sortie 15... attendu et pas déçu !

Première remarque, Psydose (le précédent) n'a obtenu QUE 5 critiques... assez étonnant de ne pas voir plus de réactions compte tenu de la qualité...
Et pour celui-ci... pas encore...
Alors désinteressement, manque de gout des jamnautes ?

J'ai un peu le même sentiment pour "Touché/Coulé" que ce que j'avais exprimé lors de la sortie de "Psydose". A savoir, un pop-rock de prime abord classique, mais parsemé de petites perles dues particulièrement à l'élaboration des ambiances. Les effets atmosphériques sont nombreux, mais bien jaugés.

La complémentarité des instruments est à noter. chaque instru est à sa place, aucune surenchère.

Rien à redire quand au niveau de chacun des musiciens. Petit hic, sur certaines parties vocales (notamment les notes tenues en longueur), la justesse parait limite, par moment c'est en accord avec le contenu du texte, à d'autres c'est légèrement dissonant.

Mélodiquement, je le disais, rien de vraiment rare. Pas de thème véritablement démarqué de ce que l'on peut entendre "partout". Ce n'est surement pas le but d'ailleurs.

Textes bien ficellés, versification efficace. Encore une fois, ce n'est pas transcendant ou nouveau, c'est juste joliement écrit.

Techniquement, prise de son et mixage proche de la perfection, laissant s'exprimer chaque élément tout en n'amplissant pas le champs sonore inutilement... là encore, le soin apporté au mixage global est à féliciter.

Elance toi se laisse aisément écouté. Me fait penser à desiderata... riff et rythmique efficace

Ma musique. Dans un style très proche de VS. Rock et touches electro bien senties. Dommage ça sent légèrement le dictionnaire de rimes. Mais musicalement très sympa. Mélodie simpliste mais une bonne trouvaille sur le pont entre 2 couplets (au moment du choeur...)

Alcool... étonné je suis d'apprécier cette boite à rythme (que je hais bien souvent). Arrivée des différents éléments assez originale (notamment la basse). Simplicité mais efficacité de la guitare aux notes détachées et cristallines. Et quelle atmosphère... très réussi.

A l'envers... A la découverte du riff acoustique d'intro, on se demande ce qui va suivre... un tas d'arrangements rythmiques sont possibles... finalement on retouve une rythmique pop, mais ça aurait pu virer latino, rock (d'ailleurs le refrains sur-saturé, à la manière de Madame Olga ou Clownage contrebalance le reste du morceau très pop-rock et prouve le potentiel d'arrangements possibles sur un tel titre). Très bon.

Alors je traine... Tout en nuances. Le final est peut être un peu trop "violent", mais d'un autre côté la progression d'intensivité semble être la clé du morceau. La place laissée à la basse apporte un gros plus sur ce titre, et c'est trop rare aujourd'hui ! En ce sens je pense au groupe Caennais "Bandini". D'ailleurs la couleur globale de l'album m'y fait penser.

(...), le liant entre Alors je traine et Politique... Ambiance chaotique à souhait. Ca parait rien, mais cet espace isntrumental était necessaire et arrive au bon moment.

Politique... Très bon texte, rythmique cassant bien avec les précédents titres. Un joli final.

De très bonnes choses sur cet opus. Il ne manque pas grand chose pour froler l'excellence ! Une touche un peu plus personnelle peut être.

Quoi qu'il en soit, belle continuation à Sortie 15 et je souhaite un bel avenir à cet album en particulier.


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Pas de genre pour cet album... j'y vais donc au hasard attiré tout de même par la pochette Noir et blanc et cette épargne ressemblant à du 16/9e...

Sans genre, je classe donc cette prod dans Post-rock.

La grande réussite de cet opus les ambiances sombres et étranges, comme des images de film noir retranscrites musicalement. Je note aussi le côté hors format (longeur et developpement des thèmes, côté conceptuel avec les titres qui s'enchainent dans une évolution atmosphérique progressive en intensivité).

Le petit bémol, On peut trouver l'ensemble un peu long à première écoute. Mais c'est bourré de petites choses à découvrir progressiement dans le champs stéréo.

Je ne vais pas détailler les titres tant l'ensemble et un tout.

Le mélange postrock-electro se fait bien de par une vraie complémentarité des sous-genres. En ce sens, je rapproche Ownland de VS (jamendo) ou Data (Dogmazic).
Mélodiquement, la dominante est froide, sombre, ce qui n'empèche absoluement pas les petites trouvailles bien sympathiques de parsemer les enchainements d'atmosphères que je qualifierai de "labyrinthiques".

Mixage excellent. Musiciens inspirés et complémentaires. Les nappes synthétiques sont ici bien dosées (comme chez VS d'ailleurs). De jolis arpèges de sons clairs se mèlent aux distos profondes.

Une belle découverte, et une mention spéciale pour Talk as dumb, en tout point parfaite.

J'espère d'autres albums et si possibles quelques infos supplémentaires sur le groupe sur la page album... Qu'on vous connaise un peu mieux.

Bonne continuation.

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Un ton au dessus par rapport au précédent. Dont il reprend d'ailleurs quelques titres...
Peut être moins rock pour une plus large part aux atmosphères.
Mélodiquemement inspiré, accessible et très agréable d'acoute. Techniquement quasi-parfait. Une voix profonde, enchanteresse et maitrisée... Instrumentation pop efficace bien distribuée dans le champs stéréo.
Des textes bien écrits et collant bien globalement aux mélodies...

Que de compliments me direz-vous ?!
J'ai tout de même une question et non des moindres. Comment est-il possible d'être distribué chez fnac/virgin/ ou sur itunes le tout sous licence libre... Si c'est possible, pas mal d'artistes ici pourraient être interessés de savoir comment marchander ça avec les distributeurs (mais aussi diffuseurs et surement producteurs, majors...) ! Si ce n'est pas possible, ce n'est pas au groupe que je m'adresse, mais aux modérateurs de jamendo... pourquoi l'accepter pour certains (politiquement incorrect)et le refuser pour les autres...

fin de l'aparté.

Les grands axes américains, sonne western moderne. Ayant plus ou moins suivi le périple américain du groupe (j'arrivais à l'époque sur jam) sur le forum, flottent dans ce titre (outre les noms propres cités) des parfums de grands espaces, de voyages à travers les grandes plaines... Joli morceau.

Le cyclone imaginaire. On ne peut pas ne pas penser à Zazie (époque Rodéo) jusqu'à la boucle electro finale... Preuve du potentiel commercial du groupe (ce n'est pas une critique je précise).

La grande ourse... Me rappelle bizarrement "La fille d'Octobre" (court passage sur jamendo pour le buzz et dont le clip tourne aujourd'hui sur MTVfrance...) un signe ?

Les plages en hiver. Mélodiquement, petit relent du Pink Floyd "Watersien" époque Wish you were here/Animals) avec un arrangement type rock 90's.

Le bonheur flou. Assez minimaliste. Douce mélodie acoustique, et bel ligne au bottleneck.

La piscine. Ambiance mélodique presque cliché pour représenter l'eau. Joliement écrit. Des différences avec l'ancienne version ?

L'autoroute. Globalement on commence à s'ennuyer. Ca reste sympa, mais peut être qu'à cet endroit de l'album un titre plus rock aurait été plus judicieux. On y croit au milieu du morceau, ca va décoller, mais on reste finalement sur notre faim.

Baba song. Cette fois la rythmique redevient vraiment rock. Le texte ne me semble pas à la hauteur par rapport à l'arrangement de la mélodie.

My castle's down... c'est vrai que vu le style développé, une présence de l'anglais serait surement judicieuse (ne serait-ce que pour toucher plus de monde...). Un titre pop conventionnel qui se laisse aisément écouter.

La version de A l'intérieur sur l'album précédent était peut être mieux arrangée. Ici ca fait un peu "trop". Le son est tout de même bien meilleur cette fois-ci.

Los Island, clôt l'album tranquillement sans rien apporter de plus... Pas la sensation non plus que ce titre annonce la suite pour anabase...

Globalement un album aux qualités nombreuses, mais qui ne se démarque absoluement pas de ce que les radios nous passent à longueur de temps...

Belle continuation.




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MT Project - THE EYE

MT Project

THE EYE

01/02/08

Nul doute sur l'inspiration du groupe... Pour être plus précis, cet album nous replonge à l'époque de Welcome to the machine, avec quelques reminiscences de Meddle/Obscured by clouds.

Comme le dit Momoka, les guitares éléctriques sont excellentes, planantes comme savait nous faire planer Gilmour. Les acoustiques sont assez jolies (quoi que j'ai un doute sur l'accordage de Awake...). La batterie ne vibre peut être pas assez, le son est trop sec (est-ce l'effet collé dessus ?). La basse elle aussi rappelle le waters inspiré des années 70. Les pianos/synthés rappellent Wright, rien à faire Pink Floyd est la principale inspiration du groupe.

Tempest est un petit bijou. Le son de guitare lead, rappelle plus knopfler que Gilmour. L'ambiance est parfaitement maitrisée. Le morceau est superbement construit.

Indifference enchaîne dans la même veine... bel arpège, qui aurait mérité d'être dévelloppé plus largement. Trop court.

La rupture avec Into the gallery. Casse la dynamique inssuflée depuis le début. Ce 3è titre est trop distordu, trop "Rock post punk" avec un son de batterie peu agréable (fait penser à Wishbone ash tout de même, c'est peut être seulement le son et cette double pédale grosse caisse qui sont dérangeants). Dommage.

Awake. Comme je le disais, l'acoustique semble mal accordée (légèrement)... Sinon un titre à nouveau rappelant le meilleur de Wishbone Ash. Si l'on se réfère à ce groupe, la mélodie manque d'un développement dans la longeur... sinon les guitares se répondent bien tout comme chez Turner et Powell.

In the end... arpège inspiré qu'aurait pu imaginer Hackett ou Robert Fripp... bien trop court.


Encore un album distribué sans aucune information, ce qui est bien dommage...
Pour moi le potentiel de l'album tient dans Awake et Tempest. Ces thèmes, mieux dévelloppés pourraient devenir de vraies bombes psyché-prog...
a suivre.

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Pas mal pour faire du buzz d'appeler son album "remixes the beatles", de pasticher une de leur jaquette et de créer ce genre de sons...

Sans vouloir être conservateur, ou obtu d'esprit, personne ne devrait accoler à son nom celui des Beatles (d'autant plus craignos sur un site de musique libre. Surtout pour marquer en gros Beatles are dead... Ils ne sont pas morts, puisque toutes les musiques actuelles découlent d'eux, et que bien des artistes s'en réclament sans pour autant faire de pâles copies. Ils vivent donc au travers de leurs nombreux héritiers !

Je trouve ça irrespectueux, sans parler de la musique en elle même, car ce n'est pas mon style donc forcément je n'accorche pas...

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Zweeback - Hangover

Zweeback

Hangover

24/01/08

Le premier album était excellentissime mais souffrait d'une qualité de mixage faiblarde. Cette fois, le mix écrase moins les différentes pistes, même si globalement, il reste des lacunes.

Quel jeu de guitare... arpèges très inspirés, les rythmiques sont dynamiques et inventives, lead et bottleneck comme marque de fabrique !

Les basses ne semblent jamais s'arreter, insufflant un esprit jazzy.

Les batteries sont, encore une fois, le point faible ! Les ruptures thématiques ne sont pas toujours bien venues. les limites de l'electronique... ça manque simplement d'humain !

Vocalement, une vraie personnalité. Des choeurs bien foutus, mais un timbre assez non-chalant (est-ce du au mix ou au fait que tu ne te laisse pas assez aller...)

Et les compositions... un vrai régal d'inventivité. Il est rare qu'un artiste ne me fasse penser à aucun autre... Ici c'est le cas, à part peut être un autre artiste libre, Odran Trummel (Dogmazic)...

Je ne vais pas faire le détail des titres, il y en a beaucoup et ce serai redondant de dire que chaque titre est aussi bon que le précédent.
un coup de chapeau tout de même pour M40 rock.


Une identité propre, un album incontournable pour qui aime le folk, le rock la pop et la country... et c'est encore mieux quand à l'intérieur des titres les 4 genres sont représentés et parfaitement mélés les uns aus autres.


Très belle continuation à Zweeback, en solo ou en groupe. Ah, si j'étais strasbourgeois...

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Prolifique Sébastien Gramond, environ 3 albums par semaine... et vu la complexité des compositions difficile de tout ingérer, l'overdose me semble impossible mais il faut apprécier les choses à leur juste valeur, et tout le monde sait que la meilleurs manière d'apprécier et de prendre son temps. Bref je pense que j'aurai fait le tour de la disco de cet artiste dans quelques années...

Après Beware of the god qui m'a subjugué, je me penche sur Wasted youth... en 2003 déjà la maîtrise totale des enchainements mélodiques et rythmiques était visiblement acquise. Sur celui-ci par contre, je note quelques petits couacs surtout rythmiquement, rien de bien méchant tant la globalité est impressionnante pour un multi-instrumentiste au talent indéniable et qui devrait être reconnu, y compris des maitres du genre.

66 is enough... Un titre d'inspiration Crimsonienne dans sa conception, et un jeu de guitare rappelant pas mal des grands guitaristes progressif qu'ils aient posé un jour leur valise chez Yes, Genesis, Zappa, king Crimson ou qui sais-je encore...
Rythmique prog à souhait, soutenue comme rarement, l'auditeur en est lui même à bout de souffle quand ça s'arrête...

Mankind... Crimsonien là (plus)encore. Fanatique de MONSIEUR Robert FRIPP? le contraire serait étonnant, mais sait-on jamais avec les artistes... Une chose me gène... le synthé en lead en partie centrale du morceau, il ne semble pas très maitrisé par moment, et le son... aille. Quand on a en arrière plan cet orgue au son si pur, le lead gâche un peu le tout. Pourquoi ne pas l'avoir fait à la guitare ???
Ligne de basse inventive, rythmique jazzy, ligne vocale sympa, manquant un peu de corps, trop de retenue peut être...

Sunday morning. Est-ce la manière de chanter... je pense à Ange avec cette ligne. Guitare à la Steve Hackett, instrumentation assez minimaliste derrière, un morceau qui tombe à pic... reposant après l'entrée en matière excellente et avant la suite... dévastattrice.

Lost Illusions... Entêtant, un peu bordélique... ben oui forcément, l'inspiration Zappa se fait plus sentir sur ce morceau (y compris vocalement).

Open your door... un peu de bossa ensoleillée, à la santana pour sortir de notre torpeur d'illusions perdues. Mais là encore, très vite, on retrouve des ruptures typiquement Zappa. Courte intermède "digestive" avant un nouveau rythme éffréné.

Download. Curieux vocalement, faisant penser à ... zappa mais aussi à Robert Plant (et là cette voix forcée dans les aigus, est assez désagréable), un titre globalement moins interessant que ces prédécesseurs.

Anywhere Foreigner... les inversions de phase sur les guitar, rappellent tout de suite Yes. Mélodiquement, cela reste du prog conventionnel (presque déjà entendu je dirai), et c'est sur ce titre particulièrement que les rythmiques souffrent un peu. Par contre, bizarrement par moment, c'est aux Beatles que l'on peut penser (époque de Revolution number9), dans un duo inédit avec ... Robert Wyatt (particulièrement sur l'album Rock Bottom), inattendu le résultat de ce mélange d'influences ! Les ruptures sont toutes aussi excellentes les unes que les autres.

enfin le wasted youth... entêtant, hypnotique, psychédélique, une atmosphère dramatique et anxiogène, qui pourrait accompagner le Nosferatu de Murnau par exemple dans uen nouvelle version sonorisée de ce film muet de 1922.
C'est assez grandiose ce titre, et j'avoue ne jamais avoir entendu une telle pièce sonore merveillesusement terminée par une ghost track presque démoniaque.


Je regrette de ne pas avoir plus d'info sur l'auteur dans sa page artiste... Est-ce de l'humilité ? j'aimerai en savoir plus (curieux peut être mais cet univers me fascine...)
Peut être serai-tu interessé par une interview pour le jamzine ? (écrite ou orale, pour une publication webzine, podcast ou webradio, comme tu préfères... Si ça t'interesse, fais le moi savoir en réponse à cette critique ou par message privé (piednez) .

Merci en tout cas et sincères félicitations pour tant de créativité.




 

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