beauvais ( 60 ) - Francia
Registrato : 08 Ottobre 2008
John Dowland, XTC, Vic Bondi, Tom Verlaine, Tori Amos, Thomas Fersen, The Gun Club, The Triffids, The Strokes, The Fall, Nico, Robert Wyatt, Lhasa, Nick Cave, Natalie Merchant, Giant Sand, John Lurie, Leonard Cohen, Elliott Smith, Brad Mehldau, Bob Mould, Dominique A
Les mélodies sont superbes et les orchestrations impeccables, seul regret: une rythmique un peu trop répétitive et omniprésente, qui aurait gagné à être plus discrète et semble d'ailleurs par moment tout à fait inutile (surtout sur 'Fantasia'), elle est par contre presque parfaitement dosée sur 'Mystery'. "It's raining on my heart" est de loin le titre le plus réussi, et celui qui fait que l'on réécoute l'album une deuxième fois, mais tous on ce charme diffus qui faisait déjà la magie des premiers opus.
Je ne sais pas trop pourquoi mais cela me fait souvent penser à du Human League minimaliste, s'ils en avaient eu l'idée, le résultat aurait peut-être ressemblé à cela. J'ai bien aimé 'Anxious Rememberings' et son petit coté rétro et mélancolique. A mon avis, une veine à exploiter... sinon il est exact que c'est un poil trop répétitif et parfois un peu lassant, des aspects à corriger pour que l'originalité qui sommeille derrière ces titres se fassent plus évidente.
Souvent décevant à cause d'un manque évident de subtilité dans la construction des morceaux, mais également fascinant dans ses débordements de violence lorsqu'il sont maitrisés (la fusion industrielle/death métal/gothique est passionnante à écouter dans sa dimension expérimentale). La démarche est prometteuse et certains passages proprement extraordinaire accrochent et donnent envie d'y revenir (des albums que j'ai donc téléchargé pour ces raisons). A priori, j'ai l'impression d'un manque de recul vis à vis du travail effectué, comme s'il s'agissait d'avant-projets et qu'une décantation nécessaire ne s'était pas faite.
un résultat fascinant évocateur des mutations alchimiques. Le travail de Philippe Mangold est, sur ce projet, exemplaire. Il est très intéressant d'avoir accès aux deux versions qui interrogent sur l'inspiration et le mystère de la création. Je regrette juste de na pas avoir accès à la vidéo de Ange Leccia qui aurait permise de se faire une idée plus précise du travail effectué.
Un album sympathique. Dommage que la velléité de montrer son savoir-faire l'ait emporté sur la cohérence. Un album néanmoins sympathique même si l'ensemble reste fatigant à écouter du fait de l'assemblage quelque peu disparate. Personnellement, j'ai une préférence pour les morceaux contemplatifs à l'exception de 'Fever' qui est également très réussi.
Un agréable album aux teintes hivernales et traversée de séquences poétiques au charme irrésistible ... j'avoue un faible pour 'Erwarte nichts I' et 'Pardauz'
Si vous avez raté "Dress the Reindeer", hilarante parodie de musique contemporaine. jeter vous sur cet EP, parfaite introduction à l'univers déjanté de Mad Creudo. Une collection de petites pièces à tendance bruitiste pour amateur de musique décalée, plus sérieux que l'opus précédent et donc peut-être plus accessible, et plus abouti que l'ensemble des albums précédents... En espérant que Mad Creudo ne perdra pas la folie furieuse qui l'habites au filtre de ses exigences musicales.
Certainement le meilleur album de ce sorcier des sons. "Le revenant": Superbe, "Black Street Gear": magnifique. Je me suis vu projeté dans le roman SF de Joêl Houssin: "Argentine", (histoire qui se passe dans une ville carcérale ou prolifèrent toutes les déviances possibles et imaginables). L'univers d'ADC Level est ici impeccablement étouffant et noir, habité de dangers inconnus et de profonds mystères, et pour la première fois il m'a semblé me sentir réellement emporté de l'autre coté du miroir dans un avenir cauchemardesque, peut-être plus proche qu'on ne pense... bienvenue dans les 'rêves' de Maitre Kârcher. Les décors sont toujours aussi sombres, mais ils ne sont plus désert... des âmes maléfiques hantent désormais les lieux et vous suivent à la trace, laissez vous gagner par la parano...
Sean Wright égal à lui même... c'est à dire très bon. un excellent single.
Je ne sais ce qui est le plus triste, de repenser à tout ces liquidateurs sacrifiés pour effacer l'incurie de leurs dirigeants, ou de savoir que ces crimes contre l'humanité se reproduiront forcément encore et encore au nom de l'opportunisme, de la lâcheté, ou de la convoitise. De Bhopal à Tchernobil les exemples sont légions (il suffit de taper 'catastrophes industrielles' dans wikipedia, la liste est longue) et les responsables régulièrement protégés en toutes impunités. Entre le mépris de la vie humaine et la destruction systématique de son environnement, l'homme ne brille pas ici par son intelligence et sa grandeur, mais plutôt par sa cupidité insatiable. En souhaitant que cet album, comme tant d'autres actions minoritaires mais indispensables, fassent bouger quelques consciences supplémentaires... afin que l'inéluctable soit écarté. En guise de conclusion et d'avertissement, réécoutez le superbe et déchirant "The Fall of Light"...