Pantin ( 93 ) - Francia
Amministratore degli artisti : Siegfried Gautier Psychonada Crème Brûlée Stéphane Prince
Sito web : http://incaudavenenum.label.free.fr/
Registrato : 17 Gennaio 2005
J'avoue que je n'étais pas alléché par la pochette (ce côté "new age", ça aurait plutôt tendance à me faire fuir), ni par le titre de l'album ("entre ombre et lumière", le yin, le yang : je suis un peu allergique à tout ça).
Je m'attendais donc à de la world music ésotérique et fade, vraiment pas ma tasse de thé. Et puis, dès le premier morceau, j'ai dû convenir que le beat tenait vraiment la route, avec un bon mélange entre électro feutrée et jazz. Rien à redire non plus sur le son (les claviers et le sax apportent de la chaleur à un style de musique qui peut facilement en manquer parfois).
Une belle réussite, donc, avec une mention spéciale pour Honky Fonky qui redonne du nerf là où les choses ronronnaient un peu trop.
Cela me donne envie d'écouter aussi les oeuvres des membres de ce trio.
Une bonne pop-folk, portée par une voix et des choeurs émouvants. Un petit côté Belle & Sebastian par moments (sans doute à cause du violoncelle, des choeurs féminins et du piano), la voix de Julian Eriksun étant plutôt dans la lignée d'un Tom McRae. De belles mélodies. Un enregistrement de qualité.
Petite faute de goût toutefois : l'espèce de mélodica ou de synthé-trompette sur certains morceaux ("Your Walls", surtout) qui vient un peu gâcher l'ensemble. Quelques dissonances surprenantes aussi sur Darling, qui commençait pourtant très bien avec la guitare folk et le violoncelle.
Ajoutons que la batterie peine parfois à rester dans le rythme : c'est dommage.
Bien exécuté, bien enregistré, bien produit, bien signé (chez Sony-BMG), bien passé en radio...
On se demande même presque ce que cela fait ici.
La musique me rappelle beaucoup Supergrass, avec les mêmes qualités et les mêmes défauts : mélodies accrocheuses, guitares bien rock... et peut-être pas assez de folie. Le son me semble un peu trop propre, trop léché et convenu. Je cherche en vain les traces de sueur, le gras, le dissonant, l'éraillé, le mal dégrossi qui font aussi le charme des premiers albums de groupes rock.
Sur les trois premiers morceaux, on retrouve les influences désormais classiques : Brian Jonestown Massacre et Dandy Warhols, et l'on constate que Waterfalls n'est désormais pas loin d'égaler ses maîtres. Riffs de guitare qui déchirent, longs crescendos psychédéliques, voix hallucinée, choeurs très pop... Le son a gagné en puissance, aussi, par rapport au précédent mini-album (mix mieux équilibré, batterie moins en retrait). Il reste bien ça et là deux ou trois petits accrocs (coups de grosse caisse ou de caisse claire un peu à côté, menus couacs de guitare ou de basse) qui auraient pu être corrigés sur ordinateur, mais j'ai cru comprendre que ce n'était pas le genre de la maison, et ce n'est pas plus mal : la perfection serait ici ennemie de la fraîcheur et de la spontanéité.
Avec "Little Iggy" et "You have no faith in me", on sent que la musique se détache un peu de ses influences premières. En guise de référence, je pense davantage à The Vines, aux Kinks, ainsi qu'aux moins connus Bishop Invaders (français, eux aussi). Les morceaux suivants restent à la hauteur, avec un petit côté Beatles également.
Le jeu des références pourrait laisser penser que Waterfalls n'est qu'imitation, mais des imitations comme celle-là, j'en redemande. Avec de telles influences bien digérées, assumées et maîtrisées, j'imagine qu'on peut d'ores et déjà parler du "style Waterfalls".
Un seul regret : au moment où j'écris ces lignes, je n'ai pu écouter l'album qu'en streaming, le téléchargement par bittorrent étant visiblement en rade sur Jamendo. Je ne saurais trop recommander à Waterfalls de lorgner du côté de La Citerne ou Dogmazic, plus fiables en matière de téléchargement et non pourris par la pub.
Voici donc un nouvel album de Lonah, groupe phare du "libre".
Et là, je dois avouer un truc, c'est que je n'ai jamais vraiment compris l'engouement général pour l'album précédent que, pour ma part, j'avais trouvé plutôt fade. Honorable, certes, mais suffisamment plat pour que je me demandasse pourquoi on en faisait un tel plat, justement. Même les quelques propos laconiques du porte-parole du groupe sur les forums me laissaient perplexes, sans parler d'un commentaire qu'il fit sur un de mes albums, avec un mot que je ne comprends pas et une grosse faute d'orthographe dans l'intitulé, plantée comme une verrue inamovible au milieu de ma page, non mais, quel sans-gêne. L'ami Mankind concept avait beau essayer de me convertir, en arguant notamment de la qualité des prestations scéniques du groupe, je restais de marbre.
C'est donc sans enthousiasme excessif que j'ai commencé à écouter ce nouvel album.
Au gré de l'écoute me sont naturellement venus en tête les noms de Portishead (plus pour la guitare que pour la voix) ou même Emilie Simon (pour les mélodies, les petits bruits de type "boîte à musique" et les tschhh pschhh tchak qui rythment le tout).
D'emblée, le son, très pro, m'apparaît plus "crade" que sur le précédent album, ce qui n'est pas pour me déplaire. La disto sur le piano me fait même songer à Grandaddy, ce qui est idiot, car le genre est bien différent. Mais c'est peut-être ce petit grain de folie, qui manquait cruellement au précédent opus et que je décèle avec plaisir ici, qui m'y a fait penser.
Au final, je dois donc convenir qu'il s'agit là d'un bien bel album. Le côté trip-hop planant étant judicieusement contrebalancé par des envolées plus rock, je ne me suis pas dit, comme souvent à propos de ce genre de musique : "c'est bien beau, mais c'est mou du genou".
Certes, il manque peut-être la petite mélodie pop et accrocheuse qui viendrait sucrer cette sauce bien épicée, la voix pure et impeccablement placée se repose peut-être un peu trop sur ses lauriers (les effets utilisés ne compensant pas vraiment le fait qu'elle refuse de s'érailler, même dans les moments plus énervés). Mais c'est vraiment histoire de faire du mal aux mouches.
Je suis donc conquis, et j'en viens à me demander : Lonah a-t-il acquis une profondeur qui lui manquait, ou est-ce moi qui étais bouché et suis passé à côté de quelque chose ?
It reminds me of Fugazi, sometimes Bauhaus (for the voice). Good guitar riffs. Some beats aren't always strictly in time but it's not a big deal. I'd like to see this band live.
"C'est pêchu", comme on dit chez nous.
Je suis en train d'écouter le premier morceau, et je ne vais même pas attendre d'écouter la suite.
C'est exactement ce que j'avais envie d'écouter en ce moment !
Alors même si jamais la suite n'était pas à la hauteur, merci pour ce pur moment de bonheur.
Tiens, le deuxième morceau a l'air génial aussi.
Bonne grosse guitare, sons electro joliment crados qui claquent, la voix qu'il faut... Je ne vais même pas chercher à quoi ça me fait penser (peut-être un croisement entre Ladytron et les White Stripes ?) parce que je m'en fous. C'est trop bon. Ça fait du bien de se prendre quelque chose comme ça dans la gueule.
Bon, je me tais et je laisse tourner.
Bon, désolé, je suis tombé là-dessus au hasard de l'affichage des critiques, et ce que j'ai lu m'a amené à écouter ce "Papy" (je ne suis moi même pas de la toute première fraîcheur). Une telle expérience affichée, ça fait envie et cela impose le respect.
Je dois dire que je suis plutôt inculte en matière de musique "prog", et cela enlève sans doute toute pertinence à ma critique (tu prendras donc ce qui suit pour ce que ça vaut). Mais je suis prêt à m'ouvrir à tout genre musical, et je n'ai rien contre le easy listening instrumental...
Mais qu'est-ce que c'est que ces sons midi qui rappellent le pire des années 80 ? Avec quelqu'un qui fait de la musique depuis 1964 (à l'âge de 7 ans ?), on pourrait s'attendre au moins à retrouver le meilleur des influences des fastes années 60 et 70. J'ai écouté les deux premiers morceaux, mais je n'ai pas réussi à aller au bout du troisième. C'est quand-même dommage parce que je suis sûr que les rythmes et les riffs que j'ai entendus pourraient donner quelque chose d'intéressant, éventuellement, avec des sons moins désagréables, du genre musique de téléfilms des années 70, par exemple. Je me permets donc un conseil : oublie les pénibles années 80 et retourne à tes racines.
Désolé, encore une fois, mais même avec tout le professionnalisme du monde, des sonorités pareilles ne peuvent aboutir à rien de bon. Avis personnel, bien sûr. Apparemment, il y en a qui aiment, donc tout va bien.
On pense à Noir Désir ou aux premiers Nick Cave.
Le son est déjà correct, mais mériterait un plus de folie, notamment sur la voix.
Je ne suis pas (ou plus) vraiment adepte du genre "chanson française rap musette" déconnante, mais j'apprécie tout de même la qualité des arrangements et l'humour des textes. Ça me rappelle l'époque des VRP et des Nonnes Troppo. C'est en tout cas le genre de trucs qui doit bien s'écouter dans un bar de quartier enfumé (ah non, on peut plus fumer, j'oubliais).