Premier constat, c'est à un bon métal que l'on a à faire là. On peut être tranquille; laisser l'aspirateur tourner ou laisser tourner pour les poissons, ils seront pas déçus. Il n'y a en fin de compte pas grand'chose à dire: un métal qui tourne, effroyablement plagié sur Metallica, et qui de ce fait sombre dans une impersonnalité sans fond. Metallica sans la grandeur des harmonies, et un James Heatfield qui louche vers le Bruce Dickinson. Le Mercato du Hard, après vingt ans d'une régularité sans nom, s'est trouvé bouleversé ces dernières années, et c'est à une bien hasardeuse réappropriation de Dickinson par Metallica que l'on assiste ici. Les auteurs nous gratifient de trois démos, lesquelles sont censées attirer l'auditeur vers l'achat de l'album entier. Une opé commerciale de plus. C'est en place, mais c'est copié. Une corvée de suppôts supplémentaire pour les dieux du stade, donc, mais aussi une mise en garde: qu'ils oublient la fonte pour un temps, qu'ils se mettent au vert et qu'ils s'inventent un style. Il leur faudra ajuster leurs "creepers" au niveau de leurs idoles. Metallic Maiden, pourquoi pas; mais la note, divisée par deux, n'est que justice.