Administrator artystów : Brain Damage Drôle de Drone
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Rejestracja : 12 sierpnia 2006
Bon, je me suis mis la bande pour bosser et puis je me suis retrouvé si concentré sur ce que je faisais que j'ai soudain connu un instant de vertige en me demandant soudain, non sans un frisson de plaisir ô combien pervers, ce qu'était cette musique qui sourdait des enceintes.
Car c'est bien de la musique : une organisation de sons dans le temps, réalisée avec goût et sans doute pas mal d'efforts étant donné le matériel primitif employé.
Rien que du bonheur pour l'amateur de ce genre de construction sonore pour le moins expérimentale.
Sûrement votre meilleur album à ce jour. Une patate d'enfer et des riffs bien assassins. J'ai même eu l'impression d'entendre l'ombre des Cynics flotter sur certains titres (oui, je sais, une ombre, ça ne s'entend pas, mais bon. Et bravo pour le court solo d'orgue bien trouvé du deuxième morceau : il apporte un petit plus bienvenu (et "vintage") dans le son.
Les Nunchaks sont à mon goût le meilleur groupe garage de Jamendo, pas moins.
Clairement, ça dépote. De l'énergie et tout ça. Je parie que ça doit bien dégager sur scène. Riffs efficaces, solos péchus, rythmique frénétique — le tout avec un bel enthousiasme qui fait plaisir. Ça me rappelle les premiers 45 de 1313 Mockingird Lane, voire, dans les meilleurs moments, les Cynics, avec moins de nuances. Et le blues final est vraiment top. Du coup, les Nunchaks figurent désormais dans mes favoris.
Cela dit, l'album a en quelque sorte les défauts de ses qualités. À mon goût, les morceaux manquent de variété, ce qui n'est pas gênant pour les premières écoutes mais risque de susciter une certaine lassitude à la longue. Et puis, l'énergie brute et la frénésie engendrent un côté brouillon, comme sur « Ghostbooster » ou « Jeff Goldblum Arachnid Assault » par exemple. La musique n'est plus urgente, mais pressée, et l'on a l'impression que les musiciens font la course pour voir qui va sortir le premier du morceau.
La même chose en plus posé, je mets *****.
Celui-là, je crois bien que c'est quelqu'un qui me l'a signalé après avoir écouté Brain Damage. Avec du remarque du genre : « Tu vas voir, ça devrait te plaire, c'est bien furieux ! »
Effectivement, ça l'est. Et tout aussi sauvage que le titre l'indique.
Enregistré à Londres en 1987, cet unique opus de Haine Brigade a été qualifié d'« album qui roule très très vite » par Le Figaro — oui, vous avez bien lu ! C'était bien avant les radars automatiques, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.
N'oubliez pas de mettre un casque : c'est aussi brutal qu'une charge de CRS.
Si j'ai bien compris, il existe un pressage original sur vinyle ; j'avoue que je ne dédaignerais pas d'y jeter une oreille…
Encore un album trouvé sur Jamendo. Ça fait un moment que je l'ai repéré, peut-être parce qu'il a été mis en ligne quasiment en même temps que Visages sur l'écran, mais je n'en ai pas parlé plus tôt parce que je voulais en faire une critique un tantinet détaillée et constructive. Seulement, j'étais alors en pleine correction de la traduction de Temps, de Stephen Baxter, à la bourre comme toujours, puis il y a eu les Utopiales, et encore du travail, et des soucis familiaux, et les fêtes de fin d'année…
C'est il y a une dizaine de jours, pendant que je finalisais l'envoi de Brain Damage sur Jamendo, que je me suis souvenu de ce disque — en voyant passer la pochette dans la colonne des artistes similaires. J'y ai à nouveau jeté une oreille… et la petite magie de ma première écoute est revenue, tout en douceur. Certes, l'album est un peu long à mon goût — c'est le cas de beaucoup de CD — mais, décidément, il a un côté épique pas si fréquent dans le rock français, quelque chose d'intituitif et de sincère qui a fait que je me suis à nouveau laissé avoir.
Foin des argumentations. Clownage me plaît émotionnellement, et ça me suffit largement pour le mettre sur ce blogue, en espérant que vous vous laisserez comme moi emporter par la cavalcade frémissante de « Clones », qui ouvre l'album.